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samedi 27 février 2010

photo eipho
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jeudi 11 février 2010


Sean Washburn - To three homage




Le soir souleva le destin du monde vers son sommeil.
Une nuit encore à sortir de son corps pour aller je ne sais où,
à la rencontre d’une am(i)e, messager cosmique.

Le vent perça les mains. Une ouverture dans la paume.

« Que vois-tu à travers ta main ? » s'intrigua une enfant de brume.
_ L’intérieur d’un éclair, il ressemble à la vie future des hommes.

Et regardant quelques photos du ciel ;
le bleu est le vide des cieux éclairé d’un soleil.
Alors les sauveurs de Lumière remplacèrent les étoiles par des points sombres,
faisant clarté au néant, la Terre sortit de son trou noir, happée par le non-temps.

Nous étions des animaux, et les animaux étaient les hommes.
Sagesse de la nature, nature-sagesse, sans nature plus de sagesse.

Les ailes du monde s’agitèrent dans l’espace creux et sans air,
contraignant l’ordre de l’univers à se modifier et basculer.

Tout ce qui vit fabrique par une onde de choc son espace extérieur,
telle la goutte balayant la flaque inerte par ses ondes concentriques.
Alors c’est l’animal qui est venu vers l’homme le jour où il posa ses armes.

Ils se parlèrent par télépathie, aucun autre langage possible.
Et les animaux conduisirent les humains vers leur réalité.

Voila ce que j’ai vu dans l’ouverture de ma main.
Dans l’éclair de ce monde, ce trou dans l'espace_

En relevant la tête la brume avait disparu,
la liaison universelle fut instantanée.
Le monde originel était là, enfin...


vendredi 5 février 2010


photo eipho
La Terre est recouverte de 70% d’eau,
Le corps humain est constitué de 70% d’eau.
Notre organisme est formé de tout ce qui se trouve dans l’univers.
Le microcosme dans le macrocosme.
L’univers est le Corps des corps.

~

Le soleil amenait avec lui le matin depuis déjà deux longues heures. Le ciel était d’un bleu pur et léger comme ceux des hivers frais où la glace recouvre encore quelques flaques qui craquent sous les pieds tout comme l’herbe et la terre. La température montante faisait sortir ci et là du sol des nappes de fumée donnant l’impression de voir s’envoler quelques esprits de la nature enfin réchauffés. Le fleuve était particulièrement asséché, et des marais s’étaient formés alors découvrant quelques petits monticules, de minuscules îlots, tout un tas de cachettes et plein de nouvelles zones à explorer. Hychboãn était assis là, au milieu des pierres qui jadis se trouvaient sous l’eau. Hychboãn n’était pas qu’un simple tailleur de pierre, amateur des cristaux, Hychboãn faisait naître les nouvelles âmes.

« Pierrâme, Pierrâme, l’Univers est le corps des mondes. »

L’âme se forme dans la pierre. Lorsque la pierre s’ouvre enfin, une vive lumière violette, grande comme la taille d’une balle de ping-pong, s’envole et part à la recherche de sa première incarnation tel un papillon venant de naître.

« Pierrâme, Pierrâme, est-ce que l’univers est une pierre ? »

L’âme saisit sa chance végétale.
Quinze centimètres ou quinze mètres de haut.
Quinze jours ou cent cinquante années.

« Pierrâme, Pierrâme, est-ce que la pierre est un univers ? »

L’âme s’envole et saisit sa chance animale.
Quinze grammes ou mille cinq cents kilos.
Quinze mois ou cent quinze ans.

Lorsque le cycle des âmes est achevé, le soleil peut s’éteindre et reposer en paix, protégé dans un lit de pierre.

« Pierrâme, Pierrâme, ce sable était ma mère. »

Hychboãn avait ses yeux dans le soleil. Ses yeux devinrent les étoiles
et le caillou-univers se perça, libérant lui aussi son âme.
D'un point et d'un boom, un système solaire apparut
gonflant peu à peu, délivrant l'énergie.


photo eipho
Le soleil dans la pierre_