Espace dimensionnel - Space Fictions + Photos
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Design, textes et photos eipho

samedi 18 décembre 2010

photo eipho

En vérité il n'y a pas besoin de chercher plus loin l'univers
que dans le cœur de toute chose.
Chercher en soi et trouver le soi,
c'est connaître tout.


dimanche 5 septembre 2010

Vendredi 18 février
Ici le froid s’est vigoureusement installé. Les fenêtres ont tellement gelé qu’elles ne s’ouvrent plus, et suite à la violente tempête, la radio est coupée depuis lundi dernier. Plus aucun moyen de communication à l’extérieur.
Est venu alors le souvenir de ton précédent courrier, cela fait quelques semaines à présent. Il a tenu place une bonne partie de soirée, et finalement, à force d’y songer, j’ai eu l’impression que tu t’étais retenue, que tu n’osais pas. Est-ce que tu as peur ? Ou est-ce moi qui suis trop libéré ?
Tu sais on regarde parfois les vagues déferler et on se dit que la mer est agitée, mais on a oublié de regarder les profondeurs où on y verrait une mer tout à fait paisible, presque d’une paix bouleversante. Ça serait comme de voir le vent s’engouffrer dans la crinière d’un dieu et de penser alors que son âme en est dérangée.
Les mots étaient comme ces cheveux qui s’envolent, comme ces vagues sans importance, et j’ai vu au fond, que tu jouais avec le vent parce que tu souffrais. Mais la mer qu’il y a en toi, c’est comme le centre de la Terre, comme l’immensité de l’univers, c’est tout pareil. Alors à force de regarder, on finit par voir vraiment.
J’écris de temps en temps, à une ou deux personnes, alors ça fait d’eux des êtres privilégiés, on accorde plus d’importance aux détails que si on écrivait souvent à une demi-douzaine de gens. Tu es donc quelqu’un de privilégié parce que j’accorde plus d’intérêt au fond de la mer plutôt qu’à ses vagues. Je ne sais si c’est ton cas également, et sache que je ne suis pas là pour juger, j’ai aussi écrit à une époque à pas mal de gens, je comprends donc tout à fait que les détails n’ont guère plus aucune importance, on passe directement à l’essentiel.
Tu sais ta souffrance, tu peux me la donner, tu n’as pas à avoir peur, je la diluerai dans ma mer tranquille. Des vagues j’en ai vu plein depuis l’effondrement de l’Atlantide, et une cité de plus ou de moins qui s’écroule, n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes, parce que je me fie à ce qui est constant plutôt qu’aux apparences changeantes. Tout ça ne sont que des reflets, des projections d’une nature qui est en perpétuel changement, et il vaut mieux voir ça en tant que spectateur, que de le vivre en tant qu’acteur car alors, nous ne serions pas à la bonne place.
Tout ça pour dire, que même si je n'en suis pas indifférent, les souffrances ne me perturbent plus et n'arriveront guère à altérer mon état, elles ne font que flotter à la surface et disparaissent en absence de vent, je préfère parler du réel fond des choses, alors quand on ne me montre que des vagues, je me déclare absent.
Je suis doucement en train de fondre dans la lumière, alors adieu comme on dit, sauf que là encore, on pourrait n’y voir qu’une vague, pourtant je parle bien de profondeur. Adieu ne veut pas dire à jamais, mais revoyons-nous en Dieu, dans les profondeurs de toute mer, là où résonnent toute vérité, sans artifice, tout simplement. Là je serai présent.

Ne me dis pas que tu souffres
Dis-moi pourquoi tu souffres
Alors je te montrerai que tu ne souffres pas.
En réalité, seules les vagues en donnent l'impression
Il n'en est rien dans les profondeurs.
Tu n’es pas les vagues, ni les cheveux qui s’agitent au vent.


C’est alors qu’il fut gardien de la station E-Vibrya en Alaska, que Joachim Goldf écrivit cette lettre pendant le long hiver 82-83. Vers la fin février, un mois avant sa relève, Goldf quitta définitivement son corps sans raison apparente, un sourire parcourait son visage.
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Avril 1983
« Cher Joachim, j’ai bien reçu ta lettre ici de l’autre coté du monde. Ton frère a bien su à qui adresser tes mots. Je sais que je n’ai pas pu exprimer ce que je ressentais. J’ai eu peur en effet, peur que ces vagues ne viennent blesser les profondeurs de mon cœur. Et maintenant que tu es parti, ô combien je regrette de n’avoir pas osé, de n’avoir pas eu plus de temps, jusqu’à que le vent s’en aille pour de bon. Où que tu sois entends le battement de mes pensées qui ne cessent de répéter ce je t’aime, celui qui jusqu'alors demeurait timide et silencieux. »

« Âlissa, j’ai senti tes mots comme si tu les avais prononcés tout près de moi. Mon frère, fort heureusement, à la capacité d'entrer en contact avec l'au-delà, il a pu retranscrire mes pensées. Je te l’ai dis, je suis en toi, dans ta mer profonde, cherche à l’intérieur et tu trouveras. »

Alors elle médita et trouva Joachim assit dans le creux de son cœur.
« Vois-tu à présent que nous avons toujours été unis, seules les vagues de l’incertitude et du désespoir nous séparaient. Pour toujours nous demeurons dans les abysses de l’éternité, univers infinis où les vagues ne sont apparentes qu’aux mondes égarés. »




Heart - Source Vibrations


photo eipho

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En vérité il n'y a que la lumière
le reste n'est que virtuel
du "je" créant des parties-mentale
d'où les jeux d'ombres naissent et disparaissent
jusqu'à revenir à la source de toute division
plus clair encore vie après vie.
Alors dans le cœur éclatera le Soleil
celui qui purifié aura connu et exploré
son système solaire, de planète en planète
d'âge en âge, d'espèce en espèce
de transformation en réalisation.


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mercredi 1 septembre 2010


photo eipho

dimanche 15 août 2010


_ Imagine un monde où tout est partagé, où il n’y a plus de mon, ma, mienne, c’est à moi etc. Où tout serait ouvert, voiture, maison, tout le monde partagerait tout. On prendrait la voiture qu’on veut, on irait dormir où on veut car rien n’appartiendrait à personne.
_ Oui mais pour la voiture, tout le monde choisirait la plus belle, pour la maison la plus grande…
_ Ça c’est une pensée du monde actuel, où les gens aiment qu’on les flatte, où ils aiment posséder et s’entourer de biens matériels, là je parle d’un monde plus évolué, plus intelligent. Les gens ne prendraient que ce qu’ils ont réellement besoin, pas plus, puis s’en débarrasseraient, faisant la joie de quelqu’un d’autre. Ils auraient besoin d’une voiture ? alors ils prendraient tout simplement une qui roule sans se soucier de la taille, la couleur etc. Un monde comme celui-là mettrait au moins 500 ans à se concrétiser si on continue d’entretenir le système qui tourne actuellement, mais s’il y a un changement radical, cela pourrait arriver un peu plus vite.
_ Est-ce que les gens veulent vraiment partager ? là est le problème.
_ Ça aussi, c’est un point de vue du monde présent, où il y aura forcément des désaccords puisque c’est un monde habitué à vivre dans l’inégalité, mais si l’humanité entière pouvait voir l’incroyable changement bénéfique qui en résulterait, alors ça serait peut-être possible, mais pour cela, il faudrait faire un gros travail sur soi-même, voila pourquoi il faudrait au minimum 5 siècles pour que l’humanité entière vive dans le partage total. Ça serait une formidable révolution qui espérons-le, se passerait dans le pacifisme et l’acceptation la plus complète, sinon ça ne serait pas une victoire mais une contrainte, voir carrément une défaite, car imposer de force, cela entrainerait inévitablement des frustrations et violences nouvelles. Mais imagine seulement un monde comme ça, où tout serait accepté, les gens seraient moins enfermés dans leur coquille, dans leur égoïsme, c’est certain. Un monde qui ne serait plus tourné vers ses petites possessions matérielles mais qui aurait un regard beaucoup plus vaste et serait plus enclin à remédier au bonheur d'autrui, car si les autres sont heureux, alors on sera heureux.
_ Et pour la nourriture ?
_ Tout d’abord, il faut comprendre qu’on vit déjà sur un monde où il y a suffisamment pour chacun, pour qu’il vive décemment et mange à sa faim, le souci c’est que croyant que la terre lui appartenait, une petite partie de l’humanité s’est octroyée les ressources de la plus grosse partie par la domination, ce qui a créé les désordres que l’on sait, mais si l’humanité vivait vraiment dans le partage, alors il n’y aurait plus de problème, plus de famine et peut-être même plus besoin d’argent. Oui ça serait un monde bien plus évolué et qui ne cesserait de progresser car alors, ça ne serait plus la situation économique qui primerait mais le bien être des individus.
_ Un tel monde fait rêver.
_ Oui en effet, et peut-être que ça aurait dû être ça la réalité. Mais si l’humanité connaît cette situation, c’est pour justement la comprendre pleinement, l’assimiler et avancer, ainsi l’expérience n’aura plus besoin de se répéter.


vendredi 13 août 2010

Je sais, ça ne va pas être facile à croire… moi-même, j’ai mis beaucoup de temps à intégrer tout ça, et pourtant… chaque rêve était en soi une révélation, ou quelque chose qui venait là, et qui indiquait tout simplement le réel état des choses. Le mieux, étant bien sûr l’expérience vécue. Mais le cerveau met du temps, non pas à prendre conscience, mais à mettre en place cette conscience, quelque chose de si nouveau, si imprévu, si incroyable vraiment, qu’on se demande sur quel monde on habite finalement. C’est certain que l’on peut croire en tout et n’importe quoi seulement, quand d’autres événements arrivent au fil des mois, des années, et que cela se met en place de telle sorte que plus rien ne peut contredire ce que l’on sait ou ce que l’on vient d’apprendre, alors on ne doute plus une seconde parce que tout s’imbrique parfaitement. Mais comment faire quand c’est quelque chose que tout le monde autour de soi ignore, et qu’on nous prendrait pour un cinglé si on racontait quoi que ce soit, comment vivre avec ça ? Au début on se dit : « Le monde fait semblant, je suis dans un film, tout est manigancé. » Puis on s’aperçoit que non, c’est une évidence. Alors on commence à regarder le monde, l’humanité, d’une autre façon.
A présent, on va essayer de décrire la situation du mieux possible. De plus, il pèse maintenant une menace supplémentaire, juste parce que l’on sait… alors ils savent. Ils savent parce qu’ils sont… en nous. En fait nous ne contrôlons rien, je veux dire réellement. Prenons le cas d’un héros de jeu vidéo, contrôle-t-il quelque chose ou est-ce nous à travers lui qui le faisons se mouvoir dans le jeu ? En fait et nous y sommes, l’être humain est habité.
Il y a des êtres qui nous ont vraiment pris pour leurs « jouets ». Peut-être n’ont-ils pas de corps propres, peut-être ne peuvent-ils pas venir sur la Terre pour des raisons de « matérialité » si l’on peut dire. Alors ils nous exploitent pour se nourrir de nos connaissances du terrain mais aussi des expériences que nous vivons ou plutôt qu’ils vivent à travers nous. C’est dur à croire mais tout se passe à travers notre ADN, des implants ont été fixés depuis nos débuts dans l’histoire, nos débuts en tant que primate. Ils nous ont simplement laissé évoluer dans notre environnement mais ont possédé notre ADN. C’est-à-dire, que si notre hôte, ou nos hôtes nous quittaient demain, probablement que nous deviendrons des légumes.
Quoiqu’il en soit, ce sont des êtres bien plus évolués qui ont colonisé une espèce dans l’univers, c’est-à-dire nous-mêmes (et peut-être d’autres), pour exploiter les énergies « humaines ». Ils jouent dans nos peaux et s’inventent des histoires, des raisonnements, des situations qu’ils ne connaissaient pas, du moins pas à notre ordre matériel. Il faut bien comprendre, qu'ils ne sont pas « là » physiquement.
Tout le monde sait qu’il y a un chaînon manquant dans l’ADN humain. Alors, est-ce quelque chose qui a été enlevé (volontairement), ou est-ce que cet ADN se constitue, s’assemble au cours de notre évolution ? Quel rôle joue l’hôte là-dedans ? Se fabrique-t-il lui-même un ADN à travers nous ? Non, je ne pense pas, le sien est déjà hautement évolué, je crois plutôt qu’il tente de fabriquer une créature qui puisse être à son niveau tout en « contrôlant » cette créature, voir qu’elles seraient les modifications d’ADN en lui-même pour pouvoir vivre en des endroits qu’il lui était alors impossible, voila qui paraît plus probable.
En tout cas nous jouons le jeu car nous ne pouvons faire autrement, mais un jour on saura, alors ce jour nous-mêmes nous verrons, si on a encore besoin de ce corps, et si nous pouvons récupérer notre ADN… en assez bon état, uniquement pour nous, notre développement. Alors on se demande pour finir, si ce n’est pas notre conscience qui nous empêche encore pour l’instant d’avoir pleinement emprise sur nos propres moyens, nos propres et entières facultés, voila pourquoi des espèces plus évoluées, jouent avec nous comme nous jouons sur nos propres animaux, avec des manipulations génétiques, pour mieux nous connaître nous-mêmes en fait, mais là c'est à une toute autre échelle.
C’est pourquoi il est important de travailler la kundalinî, retrouver les combinaisons génétiques manquantes et nettoyer l’ensemble de quelque dysharmonie et intrusion. Mais en faisant cela, se débarrasse-t-on de l’hôte ou lui donne-t-on plus de puissance ? Et puis au bout de x temps vient cette ultime question : cet hôte, ne serait-il pas nous n'étant pas sur Terre, qui se serait comme dédoublé, et qui nous connaît très bien mais dont nous, nous ne savons rien ? (du moins pas encore). Et pourquoi n'en savons-nous rien ? En gros nous ne serions que des marionnettes de la Conscience.



Kundalinî - Définition depuis Wikipédia :

La Kuṇḍalinī (Devanāgarī: कुण्डलिनी, sur la racine "kundal" signifiant "boucle" ) est un terme sanskrit lié au Yoga qui désigne une puissante énergie qui se trouverait logée dans l'os sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Par la pratique de la méditation, la Kundalinî s'éveillerait et monterait le long de la colonne vertébrale depuis l'os sacrum jusqu'à la fontanelle, progressant d'un des sept chakras à l'autre afin de les harmoniser un à un. La Kundalini est indifféremment désignée comme "énergie vitale", "énergie sexuelle" ou "énergie divine" selon les auteurs qui l'emploient et la tradition qui l'utilise. Le terme ancien, Kundalini Shakti, issu du tantrisme, est aujourd'hui employé fréquemment dans le courant New Age. On trouve ce concept dans quelques Upanishads mineures telle la Yoga Kundalini Upanishad.

Le déploiement de la Kundalini conduirait à l'éveil spirituel du pratiquant et à la plus haute conscience de soi.


mercredi 11 août 2010

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Un matin au réveil, une femme se souvint de son rêve : « J’étais sur une île avec un sage. Je lui ai demandé où nous étions, s’il n’y avait pas moyen de quitter cette île, il m’a dit non, il n’y a que cette île sur ce monde. »
Ce même jour au nord du pays, 35000 personnes rêvèrent être une femme sur une île avec un sage.
Le lendemain au sud d’un autre pays, 13000 personnes déclarèrent avoir fait le même rêve où ils étaient une femme sur une île, conversant avec un sage.
Le surlendemain, 27000 personnes à un autre endroit, dirent la même chose.

Un écrivain anonyme, décida d’aller voir ces personnes, et d’écrire leur histoire en commençant là où le rêve sembla débuter. Longue investigation.
"Sagesse d’un monde rêvé", fut le titre parfait. Son bouquin, en trois tomes, se vendit à des millions d’exemplaires.

Trente ans plus tard, un homme qui avait disparu fut retrouvé échoué sur une plage.
« J’étais seul sur une île, dit-il, mais une femme venait me rendre visite chaque nuit, puis disparaissait. Cela a duré deux ans. »
« Où était cette île, lui demanda-t-on, comment y êtes-vous arrivé ? »
« Je l’ignore, répondit l’homme. La femme qui venait me voir, proclamait être l’humanité. »

L’écrivain à présent vieille et célèbre, décida alors de retrouver cet homme, persuadée qu’il s’agissait du héros de ses premiers bouquins. Ainsi ils se rencontrèrent, et l’écrivain, voyant l’humanité entière dans un homme, disparut à son tour.
Or le plus surprenant, c’est qu’un livre de ce même auteur, surgit de nulle part, deux ans plus tard, avec pour titre : "Terre sans mer ni océan".

Le lendemain, 18000 personnes rêvèrent être un homme sur une Terre aride en compagnie d’une sainte.

Et la femme sur la Terre brûlante se souvint : « L’humanité venait me voir, chaque nuit, mais elle pensait rêver. C’est un rêve, disait-elle, c’est trop beau, alors elle retournait dormir dans son monde. Mais quelqu'un écrira également cette histoire. Elle s’achèvera quand je reviendrai, et ce quelqu'un, partira à son tour, sur une Terre où l'humanité viendra le voir. Ainsi de suite. »


dimanche 4 juillet 2010


photo eipho
Chacun voit le monde à sa manière
En ôtant la manière il n’y plus de monde
Un style d’ensemble sans vue
Le monde voit sa manière
Et conclut au non-monde plein de manières
Seule et même provenance du partout
Qui se défait des manières dans ses mondes
Eclot à sa propre vue.


vendredi 2 juillet 2010

Vision de l'être
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Vue du ciel
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Regard de l'infini
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mercredi 16 juin 2010


Transit de froid, il nous a parlé hier de la guerre. Aujourd’hui, il ne peut plus et demain, il pourra peut-être. Archi est son nom et avant d’être un adolescent, il était la fois passée une femme d’âge mûr, pour expérimenter a-t-il dit, pour mieux comprendre l’humanité dans sa totalité, ou peut-être Dieu.
Quatre vies différentes en cent vingt ans, ça ne s’invente pas et Archi se repose à présent, installé sur la Place du Capitole, il parle de la guerre, d’auto-assassinat de l’humanité et du monde meilleur qu’il a vu.
Les curieux, explorateurs et aventuriers de la conscience faisant halte à ses côtés, se désaltéraient ici de souffles nouveaux, de fraîches inspirations.
Un soir de tempête, Archi regarda ses troupes et leur dit qu’il s’agissait du visage du monde désirant se manifester, qu’il fallait prier pour que les nuages nous séparent encore de cette vision tragique comme ils l’avaient toujours fait, car ce visage était celui de l’épouvante et qu’il pourrait par sa simple apparition anéantir à jamais ceux n’y étant pas préparés, c’est-à-dire presque tout le monde.
Ce visage, a-t-il dit à quelques prétentieux, est celui de la réalité concernant la vérité humaine. Il s’est forgé et s’est dessiné avec le temps, ses traits sont ceux des puissances malsaines qui dominent en coulisse, qu’on le veuille ou non, toute la marche Terrienne.
Il dit aussi, que si nous pouvions lui renvoyer un de ses éclairs en pleine face, ce visage verrait réellement qui il est, ce qu’il est, ou du moins une partie, car jusqu’à présent, son reflet dans les mers et océans n’y ont rien donné.
Il fallait trouver une solution, parce qu’un beau jour, c’est le visage de la grande tempête qui viendrait et qu’il faudrait faire face coûte que coûte, nous n’aurions pas le choix.
Archi invita donc les hommes et les femmes à réfléchir. Il dit ensuite, que seul un être assez lumineux pourrait faire ça ; un être assez pur pour réfléchir la véritable et toute entière image du monde sans en être atteint lui-même, alors la tragédie dont les êtres sont victimes s’écroulerait d’elle-même.
Il y eut un bref instant de silence, de calme complet, tous se turent. Ils avaient essuyé la pluie durant les heures passées et désormais, un ciel grand se dévoilait, laissant paraitre mille étoiles qui firent place nette dans la pensée globale à une sérénité communicative.
Les nombreux lampadaires qui brillaient faiblement, délivraient à chaque extrémité, comme flottant dans l’air, un étrange halo orangé. C’est toute la Place du Capitole qui semblait s’embarquer pour quelques expéditions de vie, d’éclosions et de créations dans le miroir de l’espace qui se réfléchissait au-dessus de tous, et où l'ensemble paraissait se propulser.
Archi connaissait fort bien le sujet, mais durant l'instant suivant, il laissa les hommes et les femmes converser entre eux.
Alors un porte parole des contrées du Sud se présenta et demanda à Archi quel était ce visage.
_ Il est celui du mal mais mieux encore, le mal qui ne veut pas se voir, qui ne veut pas se connaître, le mal qui se nie, il est le pire de tous.
_ Peut-on le vaincre ? s'enquit-il ensuite.
_ Oui et non. Prenez-y vous dès maintenant et vous pourrez le vaincre à coup sûr. Attendez qu’il se manifeste, niez-le et vous serez perdant.
Alors soudain une femme prêt de là se leva et prit la parole :
_ Oh ça y est je sais Archi, je sais où nous pouvons réellement combattre ce visage ! Je sais où celui-ci se cache, je sais où il réside et ô combien il est difficile de l’y déloger.
_ Oui en effet dit Archi, et beaucoup ne sont pas prêts, cette tempête ne les concernera peut-être pas, mais le visage, lui, sera inévitablement leur tempête intérieure s’ils refusent de voir.
_ Invitez-vous l’humanité tout entière à regarder ce visage ?
_ Oui. Car c’est en regardant le visage du réel qu’on arrête de nier une bonne fois pour toute et que l’on fait face à toutes ses vérités personnelles, à ce que l’on est vraiment, voila le plus grand défi, la plus grande leçon, le plus grand combat, car toutes ces vérités, vos vérités, seront alors révélées au monde entier, et réciproquement, le monde entier n’aura plus aucun secret pour vous. Arrêtez de vous cacher envers vous-mêmes et vous finirez par ne plus vous cacher les uns des autres. Car comment serez-vous prêts à voir le visage du monde si vous n’êtes pas même prêts à voir le votre ? Vous ne pourriez le supporter. Plus vous vous connaîtrez plus vous réduirez vos zones d'ombres. Niez certains aspects et vous laisserez ces ombres se propager, c'est ce qu'il s'est passé avec le monde.
_ Les apparences ?
_ Oui, les masques, les faux-semblants, l’artificiel, le mensonge mais aussi l'inconscience. Ce monde est en manque de vérité. Obtenez la vérité vous obtiendrez la liberté. Alors le jour où la grande tempête viendra pour le monde, vous pourrez lui rire au nez. Le jour où votre véritable visage éclatera dans sa totalité, dans sa transparence, que vous aurez définitivement écarté vos révoltes intérieures, que vous serez finalement libéré de toute tempête, qu’en vous rayonnera un ciel pur et que votre cœur vous dira enfin être un soleil, alors vous assisterez à une envolée ô combien plus grandiose de votre destinée.


samedi 22 mai 2010

photo eipho


Le sable et la neige écriraient pour moi d’une même plume,
sur des supports éphémères, l’histoire des alliances éternelles
dans le royaume des cimes, les sommets de l’Être.



L’être humain est pareil à une galaxie.
Son soleil intérieur illumine son mental, la matière dense apparaît.
S’il illumine le Cœur, la matière devient de plus en plus subtile et disparaît,
faisant place à la substance originelle, pure, sans artifice.
Les mondes sont les mentaux, les vides les espaces purs.
L’être humain est mental, puis Cœur, et devient Soleil.









vendredi 21 mai 2010


Suite de "La Pierre de Rêv-âme"


Hychboãn : « Nous sommes faits du Kal-ioupi. Adattreya le sait, tout est Kal-ioupi, même Rêv-âme. »

Hychboãn et Adattreya furent là, à cette heure fatidique, ayant laissé leurs activités en suspens, l’ordre du Kal-ioupi étant menacé.

Le Grand Esprit perdit la raison lorsqu’il s’aperçut que la Terre était le toit de l’univers de Rêv-âme. Rêv-âme n’était que son monde intérieur.

« En effet, dit Adattreya, tout y est 50 fois plus petit, même nous-mêmes, d’où l’impression que cette planète est 50 fois plus grande que la Terre. »
« Rêv-âme n’est que le noyau, continua Hychboãn. Et puis il y a l’espace inter-dimensionnel séparant Rêv-âme de la couche terrestre. Ce vide, est perçu comme un univers sans fin et sans étoile depuis Rêv-âme où rien d’autre ne semble exister. Vivre sur Rêv-âme c’est comme de vivre dans un cocon, dans le ventre de la Terre-mère. »

L’Esprit de Rêv-âme, désemparé, tenta de rentrer en contact avec l’Esprit de la Terre. Or il s’aperçut bien vite que cet Esprit était également lui, ou un autre aspect de lui-même. Alors il resta silencieux. Méditant, il ne dit mot pendant des jours interminables. Plus tard, lorsqu’il reconnut la Terre comme n’étant qu’un avec lui, il œuvra de toutes ses forces pour propager le paradis de Rêv-âme jusqu’aux lointaines dimensions de la Terre. C’est ainsi que l’Esprit de Rêv-âme, put accomplir l’œuvre du Kal-ioupi, en propageant la lumière intérieure vers les mondes extérieurs manifestés.


jeudi 29 avril 2010


Swadisthana - Vive



« Il faut que je te parle de Rêv-âme. »

Pour la première fois, cette voix familière résonna en moi, comme un appel, un écho profond, une délivrance. Soudain, les visions se mêlèrent les unes aux autres et en un éclair, je quittai mon corps.

« Il faut que je te parle de Rêv-âme. »
Je me réveillai comme dans un chez moi que j’avais oublié. Lieu de nombreuses visions, il y avait là cette femme que je connaissais, qui me parlait. Yeux entièrement bleus et cheveux de la même couleur, lunaire, laiteuse.
_ Te voilà de retour parmi nous, me dit-elle.
_ Mais je te connais, où suis-je ?
_ Tu es revenu sur Rêv-âme, l’Etoile bleue, ta planète d’origine.
_ Je ne comprends pas. Je ne suis plus sur Terre.
_ Non, la Terre n’est qu’une représentation holographique du mental terrien sur la matière. La dimension extérieure est l'édifice de sa nature intérieure. Tu y es volontairement parti acquérir une grande vertu pour le développement de ton âme. Tous tes souvenirs de vie antérieure sur cette planète t’ont été implantés afin que tu te confondes mieux avec cette humanité et son histoire. Ainsi, comme chaque âme y résidant, tu as dû utiliser uniquement ton libre arbitre pour t’en sortir.
_ Et qui sont ces êtres de lumière qui aident les Terriens dans leur ascension ? N’y a t-il pas des étapes inévitables : physiques, astrales, causales ?
_ Oui et non. Oui pour ceux qui ne sont pas libérés de la Terre et de ses habitants. Il leur faut alors, se dégager lentement dans des dimensions de plus en plus subtiles. Or, pour celui qui est définitivement libéré, nul besoin de ces étapes. Ici, toutes les dimensions ne font qu’une. L'Essence qui est à l'origine de tout est partout et vit dans tout. Croire que la fin de l’évolution d’une âme est de se fondre dans la lumière est un concept erroné, tout est déjà lumière. Ici sur Rêv-âme, qui est cinquante fois plus grande que la Terre, les âmes peuvent revêtir l’apparence qui leur convient, car elles ont une maîtrise parfaite de la matière. Toutes les âmes de cette planète ont atteint un haut niveau vibratoire, enracinées dans la seule force du Cœur Universel, mais il n’est pas rare que quelques-unes demandent à se réincarner ailleurs, si cela peut être utile à un nouveau développement spirituel. Tu as vécu trente-cinq années sur la Terre, mais seulement deux se sont écoulées ici. Rêv-âme est un paradis, une planète de lumière et de paix, d’aide et de guérison pour toutes les espèces de l’univers. Bienvenue chez toi, fit-elle avec un sourire. Maintenant, je te rends ceci. Ce pendentif t’appartient. »
La pierre qui s’y balançait, aux couleurs flamboyantes, dégageait une vive lueur qui, au contact de la peau, m’enveloppa d’une exquise chaleur, et d’un seul coup, la mémoire me revint, intacte.
_ Mais tu es… ! dis-je les yeux brillants.
_ Oui, répondit-elle.
L'Atlantide - Rêv-âme. Nous avions mis onze mille ans à nous retrouver. Elle était ma moitié, mon double, c’était Elle. Celle de mes visions, celle que j’entendais pleurer et gémir, celle dont j’entendais les rires, sentais la présence. Celle qui m’attendait et que j’espérais.
_ J’ignore ce que tu as appris sur Terre, me dit-elle, mais le Grand Sage (l'Esprit de Rêv-âme) veut te voir.

Le Grand Sage s'adresse par télépathie. En regardant droit dans les yeux, il sonde les esprits avec bienveillance. Telles furent ses paroles : « Je connais le pouvoir que tu as acquis là-bas. Ainsi tu pourras mener les êtres de Rêv-âme à la victoire définitive sur l’Armée de L’Ombre. J’ai confiance en toi, va et unissez-vous. »
Je ne compris pas ses derniers mots, mais dans ce qui précédait, j’eus la conviction suprême qu’il ne pourrait y avoir aucune défaite.
Le soir même, je découvris véritablement, le sens ultime de ce qu’était "faire l’amour".
Cela s’est produit le plus naturellement possible, tout était fluidité et harmonie. Pour ces retrouvailles cosmiques, nous avons décidé de nous unir à jamais, comme nous l'étions jadis. Nos âmes se sont d’abord mélangées dans une gamme de couleurs époustouflantes, extase sans limite. Puis elles ont fusionné pour ne faire plus qu’un seul et même individu, l’être parfait, complet, rayonnant. Mon âme comprit être enfin réalisée dans la Pure Conscience. Le retour aux sources. Débordant de lumière, je, ou nous, irradiai d’un bonheur sans fin.
En moi, une voix dit : « Vois, il n’y a aucune étoile, seul ce monde existe, c’est le paradis que chaque âme de l’univers aimerait rejoindre sans le savoir. Tout le reste n’est que conception mentale, où la conscience cherche et veut atteindre au travers l’illusion, la vérité, puis la réalité. »
Je levai la tête et ne distinguai que le noir, profond, calme, vibrant et enivrant.

L’Armée de L’Ombre fut extrêmement facile à vaincre. Son arme est la peur, la nôtre est l'Amour. Celui qui est stable et solide sur ses appuis, avec une certitude inébranlable, entêté dans la seule force d’aimer, ne perdra jamais.
Les créatures sombres et féroces bondirent sur nous, tous crocs et griffes dehors, les yeux injectés de sang. Or, non seulement nous n’avions que de l’amour à leur montrer et leur offrir, mais aussi, nous ne donnions aucune réalité à leurs projections infernales. Pour nous, elles n’étaient que de pauvres âmes en peine, défendant une cause perdue, par manque d’affection, de connaissance, de maturité. Plongé dans le chaos, l’ego est devenu le maître incontrôlable, diable limité et destructeur. L'excès de souffrance entraîne les âmes faibles et ignorantes vers les pensées sombres, la noirceur et les ténèbres.
Suite à cette tragique défaite, bon nombre de ces âmes sont parties sur un autre plan d’existence pour enfin, nous l’espérions, recommencer à évoluer. Le reste s’est enfui ou volatilisé.
Voilà ce qui m’a été donné d’apprendre sur Terre. Tandis que les Terriens n’ont pas acquis la pleine puissance d’aimer, d'être et de se maintenir au niveau du Cœur Universel, leurs âmes renaissent sur cette planète encore et encore, car ils ne perçoivent aucune autre réalité où s’épanouir.

Me voici sur la grande plage, autre vision terrienne.
Les six êtres lumineux s’avancèrent et cette fois-ci, nous nous comprîmes.
_ Aide-nous à nous matérialiser, fit l’un d’eux.
Il s’agissait des six vents éparpillés à jamais. Par le pouvoir de l’esprit, la chose fut faite. Les êtres sont alors apparus avec une consistance "solide", et leurs pensées ont enfin cessé d’être balayées par les courants.

L'Esprit de Rêv-âme fut satisfait. Je refusai tous titres pompeux, néanmoins on me nomma Gardien de la Lumière.
Ensuite, le Grand Sage me demanda ce que je comptais faire.
_ Retourner sur Terre, dis-je. Mais qu’on ne me retire pas la mémoire.
_ Et dans quel but ? fit le Grand Sage.
_ Je souhaite montrer la voie, guider les âmes en difficulté.
_ Tu veux plutôt dire, aider les parties de toi que tu as oublié là-bas, autrement, tu n’aurais aucun désir à y retourner. En vérité, il y aura toujours des âmes en difficulté, là-bas ou ailleurs, c'est inévitable, car il en viendra toujours de nouvelles pour se former et la difficulté est leur apprentissage. Aussi, vouloir aider une humanité en particulier, reviendrait à vouloir aider l’éternité, or nous ne conduisons pas l’éternité, c’est elle qui mène la danse. Ton souhait se porte plutôt sur des êtres chers, divisés de la Source. Ces êtres chers que tu demandes à guider sont ces parties de toi qui sont restées sur Terre, dans l'illusion. Tu penses qu’elles ont quelque chose à apprendre, mais au final, c’est toi qui apprendras le plus. Cette planète, ce lieu, ces habitants, sont déjà en toi ; tout cela devrait être considéré comme du passé. S'accrocher au passé c'est souffrir encore un peu, ou alors, c'est ne plus être sensible à la souffrance. Mais même dans ce cas, cette terre sera toujours perçue comme une terre de souffrance tant qu'elle sera conditionnée par la conscience générale actuelle de ses habitants. Il est extrêmement dur pour une âme ascensionnée de s’y incarner sans douleur.
_ Je sais.
_ Tu ne veux pas profiter un peu plus du bonheur et de la paix ici ?
_ Grand Sage, le bonheur et la paix sont déjà en moi !
_ Bien. Qu’il en soit ainsi. Trente-cinq années te seront de nouveau accordées. »
Son aura inonda le dôme d’une clarté divine, céleste. Tout devint éblouissant et je fermai les yeux, envahit d’une exquise chaleur intérieure. La merkabah (véhicule de lumière) nous transporta alors, de nouveau, avec mes guides instructeurs, comme trente-cinq ans en arrière, à la découverte d'un lieu et de parents propices, ainsi que des enjeux de cette prochaine incarnation.

Durant le voyage, Rêv-âme ne bougea pas mais rétrécit. En réalité, elle se dématérialisa et la Terre prit sa place en grossissant peu à peu. Au delà du mirage, l’Univers est un miracle constant et renouvelable. Il ne s’agissait bien entendu que d’une vérité pour nous. Là où les dimensions ne sont qu’une, un changement d’état entraîne bien souvent leurs séparations. Elles se fondent les unes dans les autres, tout en étant divisées. Ainsi, en ne choisissant qu’une dimension en particulier, un monde s’efface et un autre apparaît.

Et pour l'éternité, partout me suivrait, la Pierre de Rêv-âme.


samedi 17 avril 2010


Bleu, était son ciel.
« Il ne s’agit là que de l’Esprit. »
Il est couleur de sa lumière.
« Ou de l’amour pour la sœur Terre. »
Or bleue, était sa vie.
« C’est une forme de barbarie. »
Peut-être la danse de l’Infini.
« Alors mon rêve s’est accompli. »

Bleu, était son ciel.
« Je crois que c’est plus beau la nuit. »
Mais à l’automne il fuit la vie.
« L’été prend comme un raccourci. »
Et je me sens presque évanoui.
« Chaque fleur donne un peu de sa vie. »
Or bleu, est paradis.
« Ou l’Esprit de mille pays. »

Alors de quelle couleur tu es, toi qui parles presque sans regret ?
« Là d’où toutes sont détachées, est ton royaume qui apparaît. »
Mais bleu était son ciel.
« Comme un tableau que tu repeins. »
Dans le mystère que tu détiens.
« Lequel se trouve entre tes mains.
Or bleue, était ma vie.
« C’est la couleur d’esprit ici. »

Et où est donc ce monde bleu ?
« C’est une étoile, un rêve bleu, un univers aux mille lieux.
Dis-moi tout de l’Infini.
« Quelle est donc cette amnésie ? »
Quelque chose qui broie la vie.
« Ce sont ces murs en ton esprit. »
Mais je me bats pour me sauver.
« Fais donc lumière en tes pensées. »

Bleu, était son ciel.
« Ou le ciel de ton Esprit. »
Or bleue, était sa vie.
« C’est la lumière qui réfléchit. »
De quelle couleur est la lumière ?
« Celle qui détient toutes les envies. »
Et où est donc ce paradis ?
« A l’intérieur de toute vie. »

Bleu, était mon ciel.
« Sans nuage est le palais résidentiel. »
Bleue, était la vie.
« Une forme de lumière s'est adoucie. »
Blanc, finit le ciel.
« Une plénitude révérencielle. »
Blanche, finit la vie.
« Lumière pure et éternelle. »


jeudi 1 avril 2010


Être, ou ce qui devint, l’être, fit Le Premier Rêve. Il nomma ce rêve : l’Être-ange.
Il rêva s’être entièrement divisé. Un rêve qui sembla durer des milliards d’années.
Tous ses goûts, tous ses sentiments, toutes ses pensées, toute sa nature furent propulsés hors de lui, chacun convoitant l’autonomie, l’indépendance, la liberté.
Tous ses miroirs furent projetés à son mental, et ce dernier, créa un monde matérialisé, où des milliards de lui différents prirent vie. Chacun détenant une part distincte de ses qualités.
Ou est-ce, ses milliards de lui, qui, projetés hors de lui créèrent un monde ?
L’être premier fut le seul à savoir qu’il ne s’agissait que d’un rêve, mais toutes ses divisions en étaient inconscientes, et le monde de ce rêve devint une réalité pour elles.
L’être premier se réveilla, et stupéfait, constata que son rêve poursuivait sans lui. Chaque être, chaque partie qui avait été soustraite de lui, affirmait à présent son individualité.
« Nous sommes divisés, nous sommes des milliards, le monde existe », disaient ces miroirs.
Alors toutes ces divisions se battirent les unes contre les autres, prétendant que "leur" qualité était supérieure. Le Moi apparut. Ce monde devint une Terre de Guerre. Un enfer, tant que toutes ces divisions ne se réuniraient point.
L’être premier, du haut de son éveil, contempla ses divisions endormies, en train de rêver.
Il n’y avait strictement rien à faire, à part attendre, que ces créatures se réveillent.
Les souffrances à travers ce monde devinrent insoutenables, et les êtres les plus entraînés commencèrent à percevoir la réalité.
« Ce monde n’est pas réel » dirent-ils. « Si nous souffrons, c’est parce que nous sommes divisés et qu’il nous manque quelque chose. Nous avons cherché le bonheur ici et nous ne l’avons pas trouvé. Ici n’est pas la réalité. »
Alors certains de ces êtres découvrirent qu’ils avaient une âme, et qu’ils appartenaient à un grand Tout. De là, c’est opéré leur éveil.
Bon nombre de ces âmes sortirent alors du rêve, quittèrent la matière et cherchèrent l’être premier pour se fondre à nouveau en lui.
Avant cela, ces êtres-anges, pensaient qu'il était de leur devoir d'aider toutes les entités séparées à sortir également du rêve, de leur enfer inconscient, de leur dualité, du Monde Endormi.

Mais pour tout dire, l’être premier et son rêve, n’étaient qu’un rêve de l’Univers. Un rêve qui lui apporta beaucoup.


samedi 27 mars 2010

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samedi 27 février 2010

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jeudi 11 février 2010


Sean Washburn - To three homage




Le soir souleva le destin du monde vers son sommeil.
Une nuit encore à sortir de son corps pour aller je ne sais où,
à la rencontre d’une am(i)e, messager cosmique.

Le vent perça les mains. Une ouverture dans la paume.

« Que vois-tu à travers ta main ? » s'intrigua une enfant de brume.
_ L’intérieur d’un éclair, il ressemble à la vie future des hommes.

Et regardant quelques photos du ciel ;
le bleu est le vide des cieux éclairé d’un soleil.
Alors les sauveurs de Lumière remplacèrent les étoiles par des points sombres,
faisant clarté au néant, la Terre sortit de son trou noir, happée par le non-temps.

Nous étions des animaux, et les animaux étaient les hommes.
Sagesse de la nature, nature-sagesse, sans nature plus de sagesse.

Les ailes du monde s’agitèrent dans l’espace creux et sans air,
contraignant l’ordre de l’univers à se modifier et basculer.

Tout ce qui vit fabrique par une onde de choc son espace extérieur,
telle la goutte balayant la flaque inerte par ses ondes concentriques.
Alors c’est l’animal qui est venu vers l’homme le jour où il posa ses armes.

Ils se parlèrent par télépathie, aucun autre langage possible.
Et les animaux conduisirent les humains vers leur réalité.

Voila ce que j’ai vu dans l’ouverture de ma main.
Dans l’éclair de ce monde, ce trou dans l'espace_

En relevant la tête la brume avait disparu,
la liaison universelle fut instantanée.
Le monde originel était là, enfin...


vendredi 5 février 2010


photo eipho
La Terre est recouverte de 70% d’eau,
Le corps humain est constitué de 70% d’eau.
Notre organisme est formé de tout ce qui se trouve dans l’univers.
Le microcosme dans le macrocosme.
L’univers est le Corps des corps.

~

Le soleil amenait avec lui le matin depuis déjà deux longues heures. Le ciel était d’un bleu pur et léger comme ceux des hivers frais où la glace recouvre encore quelques flaques qui craquent sous les pieds tout comme l’herbe et la terre. La température montante faisait sortir ci et là du sol des nappes de fumée donnant l’impression de voir s’envoler quelques esprits de la nature enfin réchauffés. Le fleuve était particulièrement asséché, et des marais s’étaient formés alors découvrant quelques petits monticules, de minuscules îlots, tout un tas de cachettes et plein de nouvelles zones à explorer. Hychboãn était assis là, au milieu des pierres qui jadis se trouvaient sous l’eau. Hychboãn n’était pas qu’un simple tailleur de pierre, amateur des cristaux, Hychboãn faisait naître les nouvelles âmes.

« Pierrâme, Pierrâme, l’Univers est le corps des mondes. »

L’âme se forme dans la pierre. Lorsque la pierre s’ouvre enfin, une vive lumière violette, grande comme la taille d’une balle de ping-pong, s’envole et part à la recherche de sa première incarnation tel un papillon venant de naître.

« Pierrâme, Pierrâme, est-ce que l’univers est une pierre ? »

L’âme saisit sa chance végétale.
Quinze centimètres ou quinze mètres de haut.
Quinze jours ou cent cinquante années.

« Pierrâme, Pierrâme, est-ce que la pierre est un univers ? »

L’âme s’envole et saisit sa chance animale.
Quinze grammes ou mille cinq cents kilos.
Quinze mois ou cent quinze ans.

Lorsque le cycle des âmes est achevé, le soleil peut s’éteindre et reposer en paix, protégé dans un lit de pierre.

« Pierrâme, Pierrâme, ce sable était ma mère. »

Hychboãn avait ses yeux dans le soleil. Ses yeux devinrent les étoiles
et le caillou-univers se perça, libérant lui aussi son âme.
D'un point et d'un boom, un système solaire apparut
gonflant peu à peu, délivrant l'énergie.


photo eipho
Le soleil dans la pierre_

jeudi 14 janvier 2010




Paix


mardi 5 janvier 2010

photo eipho

- Ondes fraîches et bleu climat -
clic & zoOm