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mardi 17 novembre 2009



Rideaux lumière ils sont, tombants du ciel, seul plafond nuageux, pensée blanche, voile sur l’horizon, hautes sphères, derrière, les points illuminent le néant.
L’âge, hors temps, les consciences, existences, leurs paradis, l’universel, divisé dans la pluie cosmique, le voyage-vie, fusée sans destination, comète éternelle, force absolue.

Il pleut sur les mondes, les univers, par delà les trous noirs, le maintenant court sur place publique immobile. Les visages alternent ombre et clarté, dans les pupilles, les soleils, les iris percent les « je suis » et tout un monde dégringole, grisaille cités d’acier.
C’est, la muraille de chine - mur de Berlin, les camps concentration - réfugiés, les ghettos - bidonville, les no man’s land - les frontières, coffres-forts - les blindés, l’interminable lutte - l’invasion.

Une écuelle, deux grains, une piécette. Un regard se lève. Une surface d’eau, l’océan dans une goutte, perle de paix coulant d’un œil pyramide. Les êtres se sentent séparés.
Les rangées de lumière sont rideaux célestes ondulants aux vents, pensées humaines, fuseaux d’équinoxes, décalages et mouvements par tous temps. Les êtres se sont divisés.
Sur la vallée lumineuse, baisant les pieds de la Compassion, flottant sur la source, l’étendue souffle, l’éternelle sève, c’est transparent que le miroir devient l’histoire, l’essence-mémoire des hommes et leurs fautes. Les êtres sans souvenirs sont « nous, vous, eux » et tout se répète.
Les glaives projection, feu d’artifice depuis la chair, esprits-canons, édifices-destruction. La matière cherche son dieu dans le sang, pire ombre de soi, un saut sans fond sans toit. Les points illuminent le néant, l’étoile s’éloigne, les êtres perdus, l’humanité modifiée.
Un mur entre chaque, trois barreaux pour parole, un store pour paupière, propagande écouteur et marche sur escalator financier. Cages à lapins, souricières et larges péages-autoroutes. Plate-forme pétrolière, H building et jacuzzis, un peuple s’éteint, un homme s’enrichit.

Âme-carte, topo de l’ascension-unité, examen du plan : déployer son cordon d’argent, étirer ses ailes, boire aux chutes de l’Empire, trinquer à la faillite-fatalité, sauver la première qualité, le créateur en nous.
Les ondes invisibles percent leurs biosphères à cinq mille deux années-lumière, les cœurs-ballon éclatent et la grande montgolfière lâche du lest, des zestes de cruauté, comme la cendre-fumée s’envolant depuis le cendrier des dirigeants-trafiquants, dernière cigarette, dernière pollution, locomotive essoufflée.
La lune retire sa couverture, reflet du côté glacé, froideur d’humanité, le deuxième soleil est né. La dernière bombe est tombée, la dernière main serrée, dernier papier brûlé-signé, enfin la paix, le dernier être est lavé.

Et le volcan jaillit, et le volcan purifie. Les continents s’éloignent un peu plus, et de toujours plus loin, les êtres-phares se rapprochent, les âmes rayonnantes appellent, les peuples scintillants communiquent, dans la clarté du monde-silence, le flambeau depuis l’Euphrate inonde la Terre.
Chaque vague est d’amour-torrent, feu mystique énergisant, gonflant, encore et encore, gonflant l’étincelle intérieure. Les êtres se sont réunis.
Le soleil sans ombre se déplace dans l’astral. La nature beauté s’illumine, le savoir est son réverbère, la connaissance sa lanterne, la mémoire sa veilleuse et la mer s’est écartée, mise en place du plan divin.
La nuit chante sans fin, vitesse harmonique ricochant sur d’etoilées constellations, portes d’outre-temps, sabliers-dimension, les tables Akashiques et leurs sons, sur nous notre chanson.
L’éclipse est le miroir et depuis l’obscurité les rideaux se sont levés. Spectacle de l’Ombre-rayonnant, ondes et vibrations, les gouttes se mêlent, s’unissent, forment la flaque, la rigole, la rivière. Les eaux tombent, les barrages cèdent, saison chaude des averses, ondulations terrestres, les cieux éclairent l’âme collective et l’illumination n’a plus d’explication.
La Terre est un soleil, le soleil un cœur galactique, l'espace solaire, un hymne à la forme-vie, multiple facette du « je suis » et « je vis », « ici et maintenant ». Noyau de l’Esprit, les êtres se sont unis.
Et l’Infini en eux demeure, l’éternelle lueur, centres d’énergies activés. Les êtres sont un, mélange de tous dans la lumière, confondus. La matière s’efface, les corps s’évaporent, et les anges prennent place.

Enfin voici, la finale du cinquième règne. Le soleil humain gonflant, réalisé, irradie tout. La galaxie tremblante, s’attend à l’orgasme du nouvel âge, nouveau cycle. Le coït universel ne s’éteint jamais. L'Essence est la Source, masculin/féminin, le Tout électrique, et nous sommes son courant galopant, à la conquête du néant.
Voici le quatorzième Big Bang. Énième voix du silence, nouvel om.
Évaporé dans le divin, enrichi de l’Histoire-humanité, dans les ténèbres et la conscience déployée, « je », poursuit une route et vient de franchir un cap. Cinq milliards d’années regroupées dans la présence d’une seconde perpétuelle.