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Design, textes et photos eipho

dimanche 16 août 2009



photo eipho

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Et le vent caressa mon visage et prit ma main.
Et l’ombre fidèle et glacée me saisit à l’instant et me dit :
« Pourquoi le suis-tu, n’étions-nous pas bien toi et moi, n’étions-nous pas heureux ? Tu écrivais sur ma peau et je t’amenais loin dans le noir à l’écoute de toi-même. »
Alors je lui souris et elle s’évanouit dans mes bras.
« Regarde le vent, dis-je. Lui ne laisse de trace que pour changer les saisons, que pour retourner mon âme et la métamorphoser. »
Et de ses yeux larmoyants j’entendis :
« À part quand il balaye et détruit, à part quand il gronde et terrasse même l’ombre du plus grand des arbres. »
« Il ne s’agit alors pas de lui, mais du souffle de la colère. Personne d’autre que le porteur d’ombre ne peut se défaire de son ombre, ne peut détruire le reflet de sa propre image, or je ne te détruis pas, je ne te brise pas, je te rends ta liberté. Oh je sais bien ce que tu penses mon ombre ! mais je dois te laisser là aujourd’hui, au bord du chemin. Le vent me tire, le vent m’appelle et dans ce pays où je vais, nul n’a besoin de son ombre et tu n’y survivrais pas. Alors je te rends ta liberté mon ombre, d’autres auront besoin de toi pour connaître le chemin. Apprends-leur et montre-leur tous les recoins sombres de leur personnalité. Sois leur confidente et amie, sois leur révélation et leur libératrice, mais reste dans ton monde car il n’y a que là où tu puisses être utile. Je suis le vent, je pars avec le vent et comme lui je n’ai plus d’ombre. »

Alors tendrement une dernière fois elle m’embrassa, d’un baiser au goût de la nuit, que le vent et moi éclairions en un sillon et une voie, nommée pour toujours Lactée.


samedi 1 août 2009



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