Espace dimensionnel - Space Fictions + Photos
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Design, textes et photos eipho

dimanche 28 juin 2009

photo eipho
Wax tailor - Seize the day

Voici le fond d'une ville à penser.
Endormez-vous, j'ai besoin de toute votre attention
Fermez les yeux, agitez mieux les profondeurs
les boulevards et périphériques, voyez là
glissez-y un métro, un viaduc sur cent tours
faites des bas quartiers, des coins sobrement pittoresques
Soyez sûr, absolument sûr que vos chevilles resteront bien attachées
Alors allons-y. Voici le fond d'une ville à penser
L'homme brûlant, morceau de roche sur l'asphalte
sous la cloche de l'addition soufflant ses voies hors de l'eau
de l'air, à la nébuleuse industrielle il tire sa révérance
Si votre création avait une bande son, si vos rêves avaient une musique de fond
le labeur une tonalité, cela serait une minute première d'éclat
une lumière sortant des stéréo-quartiers, gorge des voiliers
Le vieux « tempositeur » assis en haut d'une grue
sentira son diamant pur et brillant tandis qu'il saigne
griffé par une romance plus difficile à entrer dans le jeu céleste
des planètes alignées avec vos lunes et vos soleils
où l'univers et vos hommes deviendront un
alors le ciel brillera lumineux comme le peuple-diamant
Il se dira, que personne ne l'a appelé de la Terre
que personne dépense son existence à errer dans un labyrinthe métaphorique
dans une caverne de corail sous-marine, écoutant des échos d'une vie tronquée
Faites votre recherche puis obtenez des vies musicales sur un collier de perles
Voici le fond d'une ville à penser
Les globes-trotteurs s'en iront chercher un dessinateur de route inspirée
et s'arrêteront sur une métropole qui derrière les nuages apparait
ils y glisseront l'herbe sous leur pied, les parcs de leurs têtes enchantées
les graines des marchands ambulants rencontrés dans la vitrine de l'héroïsme
Alors ils vous diront, évitez les usines-poumons, faites-en des poumons-forêts
pensez naturel et soyez ponctuel, à l'ouverte des portes de la cité-source.


samedi 27 juin 2009

photo eipho


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photo eipho

...D'un bout à l'autre

vendredi 26 juin 2009

5000 - 2


photo eipho
Sensorama - Echtzeit

Un espace de vingt millions d’idées
La voie brillante hors des lois virulentes, les teintures
Une mince manière de résumer
Les nations fissurées, usures pesantes sous l'armure
Criant contre le vent, partisans de quelques souffles affleurant, abstraits
Les substances d’huiles iront chanter dans le passé
Musique d’ivoire, une partie de l’histoire, autre façon de voir
Avançant juste, dans la direction morale
Sans poignarder l’animal, l’exploitation banale d’un ciel bleu
Une lance de feu, un explosif, vif il ne s’arrête pas le souhait
Inespéré, faire de l’humanité la personne bien, l'espérée
Parce qu’elle ne rêve juste qu’à sa façon, la même, un même
Cœur mort dans une tranche de vie blême, reliée aux issues cruciales
Ventilateur du personnel dans la poussière globale
Rampant vers le haut, une légende voulant fonctionner dans un système
Où se heurte son visage contre la rivière noire de la capitale
La douleur se déplaçant depuis l’hémisphère antique
Une mémoire sélective, pauvre faune innocente et plaintive
Observez votre montre de frontière, les limites de sa culture
Creusez plutôt des rigoles vos passions et s’il vous plait
Laissez-moi dedans
Rappelez-vous la lumière sur la colline
Vous ne manquerez jamais la liberté jusqu’à qu’elle ait disparu
L'impression cinglante aux bonnes intentions est en vue
Et en revenant d’une écriture sur une plage
Le menu réapparait comme une rupture du breuvage
Avec ceci, un coquillage-réveil pour les âmes en sommeil
Sans voiles rouges, ni joli coucher de soleil
C’est le monde qui voyage dans le système des étoiles, affublé
De cet espace aux vingt millions d’idées
Tout en parlant de la puissance et de la passion
En avance sur son temps de quatre cent mille citations
Le présent rêve d’un retour dans le courant principal
Et lance son appel au volcan d'une ère idéale
Comment aurais-je pu voir si je n'avais regardé à l'intérieur de mes yeux
Comment aurais-je pu entendre si je n'avais écouté à l'intérieur de mes sons
Dites-moi combien sont-ils partis vers ces contrées sans dire adieu
C'étaient ceux-là, les déçus, les mécontents, les cœurs sans adhésion
En vérité, ils sont toujours ici. Ils sont devenus l'ouïe et la vue de leurs enfants
Le toucher de leur descendance où l'humanité éclot dans la paume de la main
En vérité, ils ne sont jamais partis car ils demeurent dans la senteur des matins
Et bâtissent avec nous nos pensées, vingt millions de meilleures idées
Même à cinq mille ans de soi, donne-moi la main je suis toi.


Nous ne voyageons pas à travers le monde
c'est le monde qui voyage à travers nous
mais ce monde, c'est également nous.