Espace dimensionnel - Space Fictions + Photos
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Design, textes et photos eipho

vendredi 24 avril 2009

C'était

photo eipho

jeudi 16 avril 2009



15:55:55 À cet instant, la guerre est déclarée Enfanimal.
15:55:56 À cet instant, l'Enfanimal est déclaré perdu.
15:55:57 À cet instant, le sauvetage de l'espèce est déclaré.
15:55:58 À cet instant, l'Enfanumain est déclaré gagnant.

Il y a un centre immobile, un noyau, un point.
Il y a un autour très mobile, une masse, un tourbillon.
Après quoi tourne la masse ?
Pourquoi le noyau reste-t-il fixe ?
L'humanité est en rotation dans la masse.
Quelques individus au centre, semblent avoir cessé
tout mouvement.
L'humanité tourne, tourne, en rond
mais le temps les accompagne
alors les tours ne semblent jamais les mêmes.
Il y a ceux au milieu qui observent
et ont fini de tourner.
Et ceux autour qui ne comprennent pas
pourquoi ils se sont arrêtés.
Nullement arrêtés, disent ceux-là
l'observation, l'immobilité, au milieu de tout
l'agitation alentour crée la force de perception.

Il y a le temps qui passe
Et le tourbillon qui s'éteint peu à peu
donnant ses dernières forces au noyau.
Les accueillant, celui-ci n'en finit pas de croître.

15:55:59 À cet instant, l'humanité est déclarée Force Silencieuse.
15:55:60 À cet instant, il n'y a plus qu'un noyau. Le Noyau. Immense.
15:55:61 À cet instant, le noyau s'auto-féconde.
15:55:62 À cet instant, éclosent à l'intérieur les nouveaux mondes, les nouveaux tourbillons.

_ Créant les futurs noyaux dans le noyau mère, dit l'horloger.
_ Les mondes dans un monde du Monde, dit l'assistant.
_ Quelle est cette date historique ?
_ Le 62 Velrmieht de l'an 15 ap. VJ.

mardi 14 avril 2009


Il est 20:11. Une lettre glisse lentement sous votre porte d'entrée.
Vous vous arrêtez et êtes confronté à deux possibilités.

1) Ouvrir la porte pour voir qui vient de la glisser au risque de ne plus pouvoir lire cette lettre.
ou

2) Récupérer la lettre et peut-être ne jamais savoir qui vient de la déposer en douce.

Que faites-vous ?

Il y a probablement un indice dans la lettre ou alors un nom, des initiales, mais dans ce cas, pourquoi ne vous la remet-on pas en main propre ?
Vous pouvez aussi prendre la lettre et attendre devant la fenêtre, histoire de voir si vous ne voyez pas sortir quelqu'un. Mais il n'y a personne et aucun indice dans la lettre. Vous ne saurez jamais.
Alors évidement, vous faites le tour de vos connaissances, famille, amis, collègues de boulot et même voisins, mais il n'y a que dalle, rien qui puisse vous mettre sur la voie.

Dans le cas contraire, vous aurez arrêté l'individu qui tentait de fuir dans la rue. Vous l'aurez reconnu et crié son nom. Il ou elle se sera retourné(e) mais il vous sera impossible alors de connaître le contenu de cette lettre. On niera même vous l'avoir adressée.

À trop douter tout s'échappe, il faut faire vite, alors que faites-vous là tout de suite ?
Dans mon histoire, vous prenez la lettre et l'ouvrez. Mais à l'intérieur, il y a écrit au feutre noir :

« C'était moi »

Bien sûr maintenant que vous savez, la prochaine fois vous ouvrirez vite la porte, mais ce coup là, la lettre disparaitra et il est peu probable qu'il y ait écrit la même chose dedans. Vous pourrez quand même questionner l'individu si vous l'interceptez, mais à nouveau, on niera tout. Rien, aucune lettre.

Il se peut que vous demandiez : « Mais que faites-vous là ? »
On vous dira peut-être : « Je cherche une lettre »
« Votre lettre s'est elle égarée ? »
« Oui, sous ma porte » dit alors l'homme, car il s'agit bien d'un homme et vous, vous êtes une femme.

À cet instant vous ne comprenez plus rien, comme moi.

Cette femme se demande si cet homme ne se moque pas d'elle. Elle a bien vu la lettre glisser sous Sa porte, elle n'est pas folle ( ni comme vous d'ailleurs ). Pour ce soir, elle laisse tomber. Autre chose à faire que de s'occuper d'histoire de fous.

Mais le lendemain. 20:11, nouvelle lettre.
Cette fois, elle court et saute sur la lettre tout en essayant d'ouvrir la porte de l'autre main. Alors, scène vraiment étrange, le même homme de l'autre côté tire également sur la lettre.
« Mais c'est ma lettre, lance t-il »
« Pourquoi la glissez-vous sous Ma porte ? demande t-elle »
« Mais c'est Ma porte ! déclare t-il »

Bref, personne n'a rien compris sur ce qu'il s'est passé ici, mais voici mon idée :
. En France, les antennes relais jugées nocives pour la santé ont été remplacées par un appareillage de haute technologie utilisant des champs électromagnétiques de fréquences dites eiphoiènnes. Un tout nouveau système de pointe qui malheureusement, s'avèrerait être aussi un générateur d'ondes biosphériennes, créant des passages dans la quatrième dimension. Ces personnes n'auraient jamais dû se croiser et cette lettre, n'aurait jamais dû voyager dans un des couloirs du temps.


vendredi 10 avril 2009

photo eipho

lundi 6 avril 2009


Deliverance - Vangelis



« Il y eut un temps où les paroles n'eurent plus la moindre importance
un temps où même les actions n'eurent plus le moindre intérêt
un temps où les souvenirs ne comptèrent plus
ce fut bien évidemment, la fin d'une des premières quêtes.
Ainsi vinrent naturellement, l'observation, l'apesanteur, le détachement.»

Le silence alors, n'est pas un repli, mais une forme d'évidence
même dans un vacarme assourdissant, le silence peut être roi
tout n'est que question de contrôle
et le silence étant roi, rend à son tour celui qui le détient, maître de lui-même.

Mais ce que l'on voit aussi, c'est que le silence a besoin du temps pour se faire entendre
ce qui peut paraître paradoxal, et de lui nait un tout invisible, la concrétisation d'une nouvelle conscience qui prend forme peu à peu, dévoilant les frontières infinies du silence. Puis de part ce qu'il apporte en chacun, il devient et est perçu comme un besoin vital. Une source.

« Alors l'écoute du silence entraina Tilsouape à sortir de son corps - ou est-ce le silence qui, écouté par Tilsouape l'entraina hors de son corps ? Un voyage dans le silence, ou plutôt, dans une véritable source de révélations. Tilsouape comprit la force de cet engagement et de tout ce qui était conscient de l'en détourner, aussi il se déroba du monde qui ne voulait quant à lui pleinement écouter, trop occupé dans son agitation. Tilsouape après des recommandations, laissa son ancienne dimension à sa propre progression, lui, avait trouvé un passage, et était-ce un passage commun ou individuel où chacun forgerait sa propre entrée dans la compréhension du silence ? Tilsouape l'ignorait mais il progressait et dans son existence, même en revenant dans un monde de lourdeur et qui semblait se trainer, quand le silence et son savoir l'accompagnaient, tout semblait s'alléger. Parce que Tilsouape savait, parce qu'il avait vu et vécu, parce qu'il avait ramené avec lui de ce véritable silence qui a plus d'un sens, alors ce fut à partir de cet instant que pour lui les dimensions se relièrent, que passé, présent et futur ne firent plus qu'un, c'est là qu'il perçut l'authenticité du "film", là qu'il déclara, ne plus vouloir sortir du silence avant la fin, avant le dénouement complet, car c'est par lui et son souffle qu'il était porté désormais.»

« Il y eut un temps où les paroles n'eurent plus la moindre importance
un temps où même les actions n'eurent plus le moindre intérêt
un temps où les souvenirs ne comptèrent plus.»



Les reflets du monde apparaissaient comme les lettres d'argent à l'aube des ombres aiguës. C'est ainsi, que chacune des nuits qui s'agitait depuis les profondeurs, sonnait telle une fleur séchée que l'on découvrait au milieu d'un livre ancien.
Elle y pondrait son histoire, l'aromatisant de sa vie, à sa guise.