Espace dimensionnel - Space Fictions + Photos
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lundi 27 octobre 2008


Question d'être et se sentir, où sont, ceux qui croient être
dans quelle, limite, dimension, se sentent-ils vivre ou s'éteindre
de par quelle conscience, sens précis, ont-ils appris à se matérialiser ?

Nous sommes le temps, le temps bleu d'elle, dans ses yeux
depuis le moment où elle nous porte attention.
Nous regardant, comme ses enfants, dans un temps que chacun trouvera à sa mesure.
Les plus petits dans la rapidité et les plus grands, dans l'inversement équilibré.
Le temps bleu d'elle n'a aucune forme, aucune durée délimitée
ne possédant aucun sablier pour calculer sa constance, sa persistante éternité
seuls ceux vivant dans son temps, s'en servent pour chiffrer leur vie
dans des instants impalpables d'étrangeté libre à chacun
dans leur propre monde, leur propre dimension, leur propre cheminement
dans l'espace, ici ou ailleurs, mille temps en représentent finalement, toujours un seul.

L'unique, le temps bleu d'elle nous regarde évoluer, à nos rythmes et vitesses
toujours dans un sens précis, dans un avancement, un éternel présent.
L'inaltérable, dans lequel nous croyons à un passé, à un futur
ne sont qu' images de mémoire, d'esprits capables de se projeter
or cela, n'existe pas ou plus. Le passé et le futur ne subsistant que dans le présent.
En effet, sans être là, maintenant, impossible de voir le passé ni d'inventer le futur.
Les seules questions sont, combien de temps mettrons-nous à vivre dans ce présent
et à quelle vitesse le ferons-nous, pour
améliorer ce que nous voyons du passé, et à rendre ce que nous croyons du futur, meilleur.

Ensuite, le temps bleu d'elle sait voir
à notre guise, quand nous cesserons de gâcher celui qu'elle nous offre
nous pourrons le plier, le raccourcir ou le prolonger.


dimanche 26 octobre 2008





lundi 20 octobre 2008



On mange monde, le, glacé papier, dans
mondanité, mond'vanité, grand bras y est, argenté
art aux gants, sveltes aux phrases estimes, se recroquevillent
simples penseurs dans l'heure grimace pyjamas.
Ceux, moquent sans saveur, voir, s'en connaître
montrant du doigt, du bout, monde, mange, le soleil
aux éclats, rires, curiosité hein! dix crêtes
vires-tu oses y t'es, ma-lade des touches de pi-a-no.
Détresse cheveux, des mange, couche floue d'une, deux, vues
on mange sur, les ventres à femme et
tempête tant, temps pis, ridicule liset, île à rite et, en poing côté
fil de lin compris, entre deux mots, trois fins suspension
dès ce vent, mort rose, où billet prend l'ode heur de la faim.
Eh mot rage y est planté de saules flex-cibles, tombe en rame eau.
Les bois sont peuplés d'ivress-emblance, tant de quêtes-stions
pour ceux-là, en râbe baisser, seul là, face à leurre supériorité.
Mange on monde mon, la, mer gelée, et sent ciel
sonne le ré aigu, ré chauffe cinq faune y, est libérée, libellée
la sentence se re-tire, re-trie, replie, allant vers à l'envers
du mauve et côté, du ma-chine-arrière et, d'une vite est-ce déjà l'éruption
l'interruption sup-position. Est-ce des ja-rdins, des pelouses en morceau
des bouts de nous, dénués, dénoués de sens quand on
monde mange moi, par leur
mange monde on, table eau froid c'est
nappe, mappemonde, mon-mon de monde croqué
..on mange monde.


lundi 13 octobre 2008


Qui de la poule ou de l'œuf, est arrivé le premier ?

La poule vit déjà dans un œuf
l'œuf Vie, l'œuf Univers_

Si l'univers s'élargit, c'est que la vie ne cesse de se multiplier, partout, en lui, sa vie.
L'univers est fait de la vie, et cette vie qu'il crée, ne cesse de le grossir.

Vous êtes tous une part d'Univers, ou si vous préférez, tous une part de Dieu, donc comme l'Univers, Dieu est en vous et vous êtes dans lui.
Et comme l'univers, nous sommes tous au fond de nous, à moitié homme, à moitié femme.
C'est nos comparaisons et nos jugements qui nous font nous dissocier les uns des autres. Les premières religions adorant la femme, les dernières vénérant l'homme.

Or, l'univers est égal à la nature
l'humain est égal à la nature, puisqu'il est aussi elle.
Donc on ne parle plus de sexe, quand on parle d'un ensemble, d'un tout.
Un tout que nous sommes aussi, créant à la fois, le masculin et le féminin.

Dieu ou « l'Univers », serait-il hermaphrodite ?
Et dans ce cas, parlons-nous de reproduction, ou de création ?
Si la deuxième option est choisie, alors nous-sommes nous aussi, des créateurs.
Des créateurs d'univers, tout comme l'Univers dans l'œuf de la poule_


mercredi 8 octobre 2008


Ses rêves rares de voir si loin le soir
c'est dingue d'y croire en noir, plus soif et boire
large éventail mâche montagne, des mosétouffés, des parencuniers
sous l'eau résonne, les morsures d'une échauffée
marche et bornes, marche la bonne, on donne ses papiers
pour demain soulagé, prier à coude et accoudoir
canon sur la tempe banques et écroulés, nos sous nos années
nos biens, maisons marais, ils se marrent de pondre intox
ils se marrent de faire paniquer, où le but atteint, les atteint
eux et leurs rêves, eux portes-feuille tombés d'arbre tirelire percée
avant la neige, avant déluge et fort grabuge
et ils s'étonnent, sont expirés, le nez collé aux vitrines éclatées, dévalisées
pliant comme le pilier solide du passé, du grand pouvoir des ainés
le monde d'une poignée noircissant le monde de l'humanité
ouvrant la brèche, que se dépêchent, les vieilles calèches
les troubadours et caravanes en exile, entassant nourriture
échangeant dernières monnaies contre armes à balancier
faisant balance d'un pays à un autre, anciennes frontières oubliées
anciennes rancunes effacées, là où les peuples ensemble tentent la survie
contre un seul et même ennemi, le noir du ciel et la terre rougeâtre de leurs crimes
de leurs erreurs jamais réparées, s'en sont allés, rêves d'obésité, rêves de conquête
et avenir pour enfants joyeux, ici en bas, ils ne mettent plus les yeux
la dernière chance venant d'en haut, les seuls ils gardent, la lumière dans leurs mains
et sur les places, et sur les vies, et sur le monde, les poumons gonflés
bras étirés, appelant suppliant, la dernière chance
inversement des pôles, contraction musculaire, la déchirure devient ouragan
balayant le superficiel de leurs vies, se remettant alors à chercher le raisonnable.
N'as-tu vu, aperçu comme le miroir, le reflet des actes manqués
n'as-tu cru qu'un jour, tout ne serait inversé
as-tu pensé toujours, qu'injustice triompherait ?
Et moi je plonge dans mes pieds, sous-vague froide à l'instant brûlant
bombes nucléaires je balaye, sous leurs yeux détraqués de gouverneurs du monde
gouverneurs de rien, gouverneurs du vent à qui nous avons fait confiance
les sales religions de pouvoir, les morbides colonisateurs et l'histoire se répétant.
Les morts reviennent armés de bon sens, les animaux se soulèvent avec fougue et nature, nous balancer dans la nouvelle ère comme des fétus de paille
des moins que rien, ayant obtenu ce que nous méritions pour enfin voir
derrière le grand voile, derrières les ruines de nos cités
derrière le sol entrouvert de la terre, nous serons nus, tous égaux
nous aurons les ailes même sous l'eau, végétaux, animaux
la grande force enfin réveillée et nos yeux s'ouvriront
et nos mains se tendront vers les connexions futures
la galaxie alors révélée, ainsi que ceux, qui nous observent en silence
le libre arbitre avaient-ils dit, le libre arbitre...
Putain d'planète, où il faut faire maintes erreurs pour avancer.
Putain de vies et de karmas, putain de cause à effet.
Et un jour, épuisés, se réveillant.... tout sera fini
gardant cette trace en nous incrustée, d'un sordide passé dont nous aurons honte
le jour où, nous irons franchir le cap et ne serons plus, de simples humains.


vendredi 3 octobre 2008


J'ignorai qui était Péa, jusqu'à ce jour.
Mère protectrice je rentrai en elle, à la recherche d'un compagnon
d'un ami pour toujours, d'un camarade de route, d'un soutien par mauvais temps.

De loin, on entend gémir et sangloter.
Dire: Puis-je voir vos chiens ?
Péa les nourrit, les soigne, les garde en vie, mais ne peut leur apporter plus
et ce plus là, pince à l'intérieur, comme une tenaille indifférente aux peines
quand il vient à manquer, quand il n'a plus sa place ou qu'il s'est enfui
laissant des bêtes à leurs tristes sorts... voilà aussi une triste vision pour les yeux,
les oreilles et le milieu de son corps qui se broie.

Entendre: Adopte-moi, prends-moi, viens jouer avec moi, aide-moi, sors-moi de là,
dans tous ces yeux larmoyants, dans tous ces clébards qui veulent vous aimer
et ne pas savoir finalement, si il faut choisir le plus beau ou le plus triste...
Dire: Avez-vous un chien qui a été battu ?
Puis découvrir, au fond d'une cage, le seul qui ne se manifestait pas
la tête sous les pattes, mais les yeux en l'air, des yeux si... grands
grands comme le monde des hommes
où des bêtes ne causent plus, abandonnant l'idée... d'être sauver.

Dire: C'est lui que je veux.


jeudi 2 octobre 2008




C'est, quand le Cri Noir du Jars résonna trois fois sur la Plaine Accidentée
que l'Oublié des Mondes rencontra le grand Marcheur de l'Au-delà.

Jamais de mémoire d'ancien, il n'y eut ici pareille rencontre car
le temps lui-même s'arrêta pour observer.
On aurait pu croire aux duels futurs de ces étranges visions western.
Mais il n'en fut rien.

L'Oublié des Mondes s'avança et porta à son front sa main endolorie pour
en faire jaillir une pensée lointaine de paix, des mondes dont il venait.
Le Marcheur de l'Au-delà surplombant la colline, lança quant à lui
une poignée de graines mystiques entre eux deux.
Aussitôt, une route bordée d'arbramain s'élança de la terre
et permit la fameuse rencontre, sur un continent de lave et de haine
où les guerriers d'autrefois, y détruisirent leurs deux civilisations dans un bain de sang.

« Voici celle qui est » déclara le Marcheur de l'Au-delà.
« Et voici celle que j'arpente à présent » continua l'Oublié des Mondes.
Les deux hommes s'assirent et contemplèrent ce monde perdu.
« J'en ai vu d'autres » confessa l'Oublié des Mondes.
« Je le sais, et nous sommes de nouveau réunis »
Ensemble, ils ressentirent et virent la légende de cette Terre.

Le procédé obligatoire pour tout changement, ils le savaient, et ils devaient à chaque fois répéter l'opération. Un processus destiné à voir, sentir, comprendre, apprendre et évoluer. Tout cela était ancré en eux, comme une machinale opération mathématique, ils en avaient le devoir. Aussi se rencontraient-ils dans les temps différents, sous les ponts de trou noir sempiternel et quand le Cri Noir du Jars, résonnait à l'unisson.

« Voilà un monde qui s'est tu, dit l'Oublié des Mondes, mais à l'écouter, l'on entend encore ses lamentations »
« Oui, délivrons-le, il est grand temps » ajouta le Marcheur de l'Au-delà.

Ils préparèrent alors une cérémonie leur étant transmise par les Dieux eux-mêmes
et les éléments commencèrent à se métamorphoser tout autour des deux hommes.
Des lueurs rouges et bleues apparurent au dessus de leur tête, allèrent et vinrent puis s'amplifièrent, rentrèrent en eux pour en ressortir en plus grand nombre, changèrent d'allure et de forme, et la terre se mit a vibrer.

« Je suis celui qui a vu » clama de toutes ses forces l'Oublié des Mondes.
En effet, qui d'autre que lui, vieux de plusieurs milliers d'années et connaissant l'histoire de centaines et de centaines de mondes meurtris, qui d'autre que lui n'a autant vu. Qui d'autre que lui, chassé par l'injustice des hommes de pouvoir, s'emparant du trône lui étant destiné, jusqu'à même falsifier ses propres idées pour les mondes justes, qui d'autre que lui n'a autant vu.

« Je suis celui qui sait » tonna le Marcheur de l'Au-delà.
Et la foudre frappa la terre, faisant trembler le monde de l'enfer.
Un éclair venant du fin fond de l'univers, s'écrasa brutalement en un vacarme assourdissant.
« Je suis celui qui sait » gronda t-il encore les bras déployés.
Il savait. Voilà une chose importante. Il ne connaissait pas tout, mais il savait. Et qui d'autre que lui, grand marcheur du cosmos, en savait autant à part les Dieux.
Il savait car il avait foulé les Terres et les Dimensions. Il savait parce qu'il avait ressenti, toutes les énergies et bien plus encore. Il savait parce qu'il connaissait les formules des astres et galaxies.

Et l'Oublié des Mondes répéta « Je suis celui qui a vu »

Là, ils sentirent l'animosité, l'aversion d'une âme immense que les habitants d'ici avaient réussie à corrompre. De par leur haine et leur plaisir à s'entretuer, ils abimèrent et blessèrent l'âme de leur Terre. Celle-ci perdit alors le goût de vivre et commença à s'éteindre, à brûler, comme brûla autrefois, l'âme de ses millions d'habitants dans un irrécupérable manque de sagesse. La lumière s'étant éteinte dans leur cœur, ils commencèrent à propager les ondes noires de la vengeance, du massacre et de la mort.

Les phrases répétées des deux hommes sonnèrent dans la galaxie comme en une seule:
- Je suis celui qui a vu - et - je suis celui qui sait - se traduisit en:
" je suis celui qui sait voir "
La beauté de leur être apparut alors dans les entrailles des règnes célestes jusqu'à l'infini. A l'extrême opposition, l'âme de la Terre saccagée sur laquelle ils se trouvèrent forma une spirale d'ondes négatives. Nous avions là, le Yin et le Yang réunis.
La vie explosa, rien ne fut détruit hormis le mal passé, qui mourut sur-le-champ.
La lave se dématérialisa, devint une incroyable lumière aveuglante qui engloba tout, puis s'estompa peu à peu sur, un incroyable et magnifique nouveau monde.

Quand le Cri Noir du Jars résonna trois fois_
de nouveau, l'Oublié des Mondes et le Marcheur de l'Au-delà
furent dispersés dans l'insondable, les colossaux Big-Bang.


mercredi 1 octobre 2008



Se sont épuisés, leurs regards comme leurs temps
se sont effacées, leurs croyances comme leurs vies
un monde qu'on ne comprend plus, comme un livre jamais lu.
Ôte-moi ces pensées mon ami, ôte-moi leurs souffrances
dans leurs yeux, cœur carton fragile, barricadé de peurs et d'angoisses
ils ne me voient, même si je pleure, même si je saigne
même si devant leurs écrans, ils font la guerre un spectacle
ils pensent à eux, à leurs retards et s'en vont, pressés
sans se retourner, ..tends-moi la main je t'en prie.
J'ai peur, partout, de ce monde détraqué qui s'épuise
j'ai peur, de vous, de ces gens qui enduisent
la terre de fric enfumé, la terre de morts calcinés
et prient pour un Dieu, l'arme à la main.
Mais je vous souris voyez-vous, et je vous aime savez-vous
mon ventre ne se fermera plus, parce que je sais
que les montagnes sont aussi belles que vous
que les océans sont vos larmes, les nuages, vos pensées éphémères
et l'esprit Nature, en vous, reste votre seul espoir.
J'attends, les années, sortant d'un trou profondément noir
où j'ai été voir, vos tristesses, vos âmes blessées
ayant même eu du mal à remonter, c'est la lumière, que j'ai aperçu
vos lumières qui brillent encore, derrière le grisâtre de votre monde
elles percent ma biosphère, et rayonnent de plus en plus
si nombreux, sortant des trous que vous avez creusés.
Alors, gardant la main tendue, nous irons tous vers l'Euphrate
abandonner ces anciennes vies, qui nous ont détruit.