Espace dimensionnel - Space Fictions + Photos
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mercredi 23 janvier 2008





J’ai appris, très jeune dans mon enfance, ce qu’il en coûtait d’avoir eu des ancêtres terriens.
C’est mon grand-père un jour qui me l’appris, alors que je lui demandais pourquoi était-ce toujours nous qui devions nettoyer cette planète.
Nous sommes devenus albinos et vivons dans les galeries souterraines de Marrflayw, satellite de Astronka, aussi nous montons à la surface à chaque apparition de la lune rouge pour effectuer la relève de nos semblables.
Le voyage dure un demi-siècle et nous changeons deux fois de galaxie, mais nous rentrons dans une phase de cryocongélation et avons appris à raccourcir le temps en rapprochant deux points éloignés, en bref, nous y sommes après une bonne nuit de sommeil.
Nous sommes un millier à nous déplacer à chaque rotation et personne n’est là pour nous encadrer, mais nous connaissons notre boulot, nous avons toujours fait que ça. De plus, personne ne tente de s’échapper, pour aller où et vivre de quoi ? Une minute d’inattention suffirait pour succomber ici.
Nous en avons encore pour 50 siècles à tout nettoyer, parce que les maîtres d’Astronka disent, qu’il serait possible de vivre à nouveau sur cette terre.
Pour ma part je trouve cela vraiment dommage, car il me semble que je n’ai rien à voir avec la pollution de cette planète, mais nous devons un jour ou l’autre réparer les erreurs du passé et c’est notre peuple qui paye à présent, même 10 000 ans plus tard.
Nous sommes des Marrflaywer de niveau 2, ouvriers de décontamination.


lundi 21 janvier 2008


Quelqu’un vous avait demandé un jour si vous connaissiez une femme portant des dents de lait et mangeant du chocolat bleu. Vous aviez répondu non.
Alors moi je vous le dis, il fallait répondre oui. Cette femme, vous auriez pu la connaître dans votre imagination, l’inventer, la créer selon vos envies et lui donner une résonance avec vous, un passé commun.
Ainsi cette personne, vous ayant posé cette question est repartie, déçue de votre réponse et vous, vous n’avez jamais su pourquoi il y avait eu cette question, ni même ce que cette personne attendait de vous. Peut-être aussi, que cette personne repose cette même question à d’autres et attend que quelqu’un, un jour, lui raconte une histoire, réelle ou imaginaire, cela n’a peu d’importance.

Quelqu’un un jour est apparu devant vous, quelqu’un un jour inconnu, vous a posé une question d’ailleurs et vous n’avez pas su. Un enfant lui aurait su, un canard ou même une girafe à trois têtes aurait su, mais voilà que vous avez grandi et que vous ne rêvez plus. Vos songes se résument probablement à l’achat d’une grande maison, des vacances au soleil, une belle voiture, un porte-feuille bien rempli, fonder une jolie famille ou éventuellement être plus beau qu’un autre. Vos rêves ne tournent malheureusement qu’autour de la réussite et puis après, il n’y a plus rien. Vous êtes un personnage triste et aucunement marrant. D’ailleurs, savez vous encore rire ou faire rire sans vous moquer d’autrui ?

Quelqu’un un jour vous avait posé une question, quelqu’un un jour est reparti sans réponse et ce quelqu’un cherche encore un écho, une réaction intéressante, un signe pour s’évader.
Au loin, quelqu’un retrouve sa tête d’oiseau et se pose sur un épi de blé à 15 mètres au-dessus du sol et contemple vos ombres. Un jour, ça sera à vous qu’il posera une question, cette question d'ailleurs.
Une qui serait dans le style de celle-ci: " Quand est-ce que sur onze tu me diras où ? "
Ou bien une autre différente demandant cela: " C'est quoi en comment rentrer pour qui ? "
Et là, il y aura beaucoup de choses à dire.


jeudi 17 janvier 2008


Très belle robe grenat noire profond aux reflets mauves.
Nez concentré. Un peu cassis, mûre, fumée.
Très belle saveur fruitée. Tanin fondu. Bonne mâche. Belle matière.
Plats : Viandes rouges rôties ou grillées.
A déguster dans les plus brefs délais.


Un pomerol 1999 serait parfait pour cette soirée. L’homme s’accapoulpe du centre commercial, deux sacs de provisions dans les mains, une démarche mi-pendule, mi-balance et ses jambes, tellement longues qu’on aurait pu croire à l’ombre d’un autre au coucher du soleil.

Les sacs à poulpe se gonflaient et se mettaient à se soulever aux bouts de ses bras, des bras tellement maigres qu’on aurait pu croire ce qu’on voudra excepté des membres à pieuvre, on y voyait plutôt des lianes molles, pourtant cet homme était le bras droit de son patron, travaillant de bon comme de jour dans une entreprise pour plâtres, vendus à tour de bras dans toute la région Dépliée.

Les sacs comme deux bonbonnes se soulevèrent donc, étirant sur plus de 6 mètres ses bras jusqu’à n’avoir plus aucune élasticité et faisant alors décoller l’homme dans une lenteur si étonnante, qu’aucune personne se trouvant là ne pensa sur l’instant, à le rattraper, le lester ou bien même s’arrêter.
L’homme baissa la tête, regarda ses pieds quitter le sol sans un mot, sans un appel, comme si tout ça fut extraordinairement normal puis ferma les yeux.
Ainsi il arriva devant chez lui, sortit les clefs de son sac et ouvrit la porte de son nuage.

Il y eut un silence de plus d’une longueur de bras et le cumulus se peignit peu à peu d’une belle couleur mauve, aussi mauve qu’un taxi des champs dans la rosée d'un matin sphèrique.
Les freux, les choucas et quelques airs de musique tournoyèrent dans le ciel et alors le nuage s’en alla à contre sens du vent, diffusant une traînée rose pâle derrière lui comme s’il s’agissait d’un combustible cotonneux.

Je pensai à un homme à moitié ange ou esprit, venu acheter du bon vin et conduire un nuage dans le ciel d’un bon rêve. C’est donc ça… il s’accapoulpe avec, il s’accapoulpe de quelque chose ou de quelqu’un et c’est bien.

mardi 15 janvier 2008


Les vaches sentent le coton et fument des bananes glacées sur des fraises melon, en patins roulettes, au haut du toit de l'instabilité.
Bien mal d’avoir le nez baveux sous température inférieure à six heures d’un matin. Bien mal d’être les pieds dans une même botte d’alpinisme.
Un sandwich aux chips rigole de les voir sans prise pour avancer, il profite car bientôt mangé, la nuit est un jour éteint dans un ventre. Un ventre d’univers.
Le jour est une nuit allumée dans l’estomac de l’unibleu, monde galactique d'une vache où d'autres vaches font de la balançoire dans le vide de l’unibleu. Univers de ventres affamés.
Un jour s’est effacé avec le.
Le lui soi-disant, dira t-on, le soi-disant lui direz-vous, mais lui soi-disant le dira moi qui ignore le avec vous, pourquoi ? car où. C'est ça dans l'unibleu.
Ou bien, faire de la politique pour autruches carnaval en Papouasie et donner l’ordre de construire un vaisseau spatial, une soucoupe à décollage vertical avec des humains en dessins animés, pâte à modeler, des vrais de vrais… à nous l’espace, quittons maman il est temps.

Efface erase, encore c’est bien et puis plus rien, nu le chien est dans un Sindhu d’interférences, c’est l’Inde-i-férence, encore crois moi, je parle mieux que moi, silences-toi pour me taire.
Les vaches ont pris la forme place des pipes et pipent pas un mot mais tournent, c'est louche. Au comptoir, un fusil à pompe et un lot à gagner, aucun intérêt, le stand est quitté.
Mais Je n'est pas moi et qui est ce Je ?
Ce Je est vous au même endroit, ce Je est l’endroit d’où il vient, Je égal endroit précis et les vaches sont folles dans leur descendance, danse pas décente de questions qui tournent en rond. Mais le plus important est de survivre et la survie à un endroit toujours existera dans des Je différents. Alors le soi-disant lui sait qu'il faut s'adopter et se vivre en Je universel, comme un jeu parfum naturel où il n'y a plus besoin de parler de temps quand on parle d'évolution, dans la futur biosurvie de vaches caramélisées au coton qui regardent des fusées passer.




dimanche 13 janvier 2008

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Il retrouve un vieux pèse-personne au fond d’un placard et se demande après tant d’années, combien de kilos-watt pouvait-il bien valoir.
Il y monte et y décolle_
recevant des mails, des tonnes de mails
c’est comme la mèle en colis dans le Post Office d'une accalmie.

Il se hasarde à dire:
"Je connus. Autrefois puis maintenant. (silence) Je connais cette femme, elle se transforme en homme vous tournant le dos"
Elle est à pied, parce qu’elle se sent inutile pour la rapidité.
Quand la seule voiture a écourté de lui offrir la balade, elle n’a même pas examiné le choix.

L’homme lance alors sa veste au-delà de sa pensée.
Physique froideur.

À la fin de sa route, il a finalement cessé, les bras tendus vers la forme de la croix.
Tout le reste n'a plus de matière.
Les paroles sont la tête en bas, chantant dans un hôpital
"Midnight, the stars and you"



Dimanche 6 janvier 2008


(et dans un couloir un écriteau et sur cet écriteau ce qui suit:
Ne pas montrer son profil avant son œuvre
attendre la fin complète de son œuvre
ni même le début inachevé d’un repos où
la vue frôle Lavue, la rue, angle 45, dépôt numéro 2 _
se lit à deux voix _ en minimum, la vie est une oeuvre)

Il n’y a que la pensée, des deux côtés, se mélangeant en une nouvelle œuvre
une œuvre de rien, l’air de rien sur l’herbe passe, devant des museaux
contemplant les peintures d’une atmosphère.
Une nouvelle page ; depuis, en définition. Dès ce moment, Il devient :
l’homme oiseau. L’homme oiseau connaît la peur, le vide, l’ensemble,
les mains rouges, la forme des obstacles, la route des habitants du vent et puis
le parfait avenir d’un rêve. Le rêve d'une oeuvre est :
une forêt de cent graines sans pommier en tableau humain et tant encore.
Tous ceux de la, rue Lavue, angle 45, dépôt numéro 2.
Un dépot d'oeuvres fichues, abimées, jetées, vendues, 1 euro pièce.


jeudi 10 janvier 2008


Un épais brouillard au loin, un chemin devient route puis voie ferrée, piste d’atterrissage pour ambulances en transit vers la lune. La lune est, un formidable hôpital géant d’où chacun revient, une fois guérit et soigné.
Aux abords du grand brouillard, l’immense métropole se découvre peu à peu comme la silhouette voilée de pics montagneux. Des toits et cheminées en premier plan, des immeubles chatouille-ciel dans le fond, à peine perceptibles, mais l’objectif numéro 1 est de toute évidence dans la possession d’un biomasque.
Ils sont distribués au compte goutte, après la vérification d’un laisser passer puis d’une signature dans un registre spécial, le bleu est touristique, le rouge pour affaire et le vert, je n’ai jamais su. « Respirer tue », voilà comment vous étiez accueillis par des gardes en combinaison sur les deux seuls check point de la capitale. De nombreuses rocades et ponts survolent le fleuve puis s’enfouissent un peu partout dans des trous de souris.
Au bas d’une façade se trouve une flaque, dans cette flaque l’image réfléchie d’une fenêtre, cette fenêtre est celle du troisième étage d'un immeuble, sur cette fenêtre de la buée. Derrière on pourrait s’attendre à du vide mais derrière il y a une pièce, peut-être un bureau et dans cet espace un homme fait des pas, marche de large en long, s’arrête, repart jusqu’au mur, revient, s’arrête encore devant la fenêtre un instant, puis lui tourne le dos et quand il y revient, l’homme s’écroule sur le sol. Une seconde divisée en dix où il ne prendra que les trois du milieu pour, sa perte de conscience et les deux dernières pour revenir à lui. L’homme voit presque tous ses doigts disparaître dans la moquette tout en se redressant, il vient de se reconnaître et de comprendre.

Là-bas au loin, peut-être même vers le fleuve, une femme. Cette femme vient d’envoyer une pensée à l’homme mais l’homme n’était pas prêt à la recevoir. Cette fois l’homme se concentre et fait appel à ses sens, surtout celui de l’ouïe car un léger ultrason prévient dans ces cas là et vraisemblablement la femme réessaya car l’homme capta l’information.
Cet homme, appelons le « lui ». Lui essuya la buée sur la vitre, regarda aussi loin que son regard en fut capable puis enfila un manteau sans manche et un chapeau plat. Lui prit un taxi, bien plus rapide que toute autre locomotion, car eux seuls, avec l’ordre et les officiels ont le droit de circuler au-delà de 40 mètres du niveau réglementaire, à cette hauteur il y a rarement d’embouteillage.
La femme, appelons la « la » attendit un moment puis apercevant lui, partit en sa direction.
Lui et la marchèrent à leur rencontre et sans s’arrêter, leurs corps rentrèrent l’un dans l’autre puis ne formèrent plus qu’une seule et même identité.
Ce nouveau personnage appelons le « Luila ». Luila est directeur de prison. Luila est directeur d’une prison spéciale où seuls des gens intouchables, de hautes personnalités peuvent y être incarcérés. D’ailleurs, Luila eut comme premiers clients, deux gros poissons, deux grands hypnotiseurs, deux présidents, puis d’autres des anonymes travaillant dans l’ombre du pouvoir, des billets et des armes. Bref, eux et bon nombre de zigotos y ont été enfermés puis, quand l’air du temps les oublia, ils furent transformer en engrais. C’est la fin de l’air respirable, dans une fiction à "l'assemblée Luisante".


lundi 7 janvier 2008


L'été s'achève enfin,
nous sommes rentrés de nos vacances en mars nonante neuf.
Les gens sont en train de sécher, accrochés aux fenêtres
et il n'est pas rare d'en voir s'envoler ou traîner sur le sol.
Nous en avons récupéré comme ça, une vingtaine.
Ces gens nous servent de monnaie ou sont échangeables contre des bzorgas,
nourriture sauvage et animale riche en telzingasphère (seule denrée comestible de la planète), ou contre des pièces pour nos starnops (vaisseaux communs).

Les gens font aussi office de vêtements, et là réside, leur fonction première.
Nous infiltrons leur corps, car pour nous, l'état à nu est un véritable supplice.
Depuis que nous avons perdu notre berceau, "Has Y2oîde",
aucune atmosphère n'a pu, à ce jour, éteindre nos souffrances corporelles.
Alors quand nous avons trouvé une humanité mourante et sans espoir,
à l'aube de son extinction, nous avons décidé de lui redonner vie.
Ce fut un réel soulagement et de leurs cerveaux, nous n'avons pas eu besoin.

Nous habitons dans les profondeurs depuis des décennies.
Destinés à la transmission d'informations, nos différents relais à travers le cosmos sont autant de protections à un univers en constante évolution.
Nous sommes des variations d'ondes, sans formes concrètes. créées par nos pères mutants. Nos maîtres invisibles et mystérieux.

Nous avons dans nos sous-sols, des galeries abritant les vestiges de civilisations oubliées. Des lieux interdits et sacrés.
Un jour, l'un d'entre nous pénétra dans le trente quatrième sous-sol et nous ramena des textes mystiques.

Que voulaient dire ces écritures, que signifiaient ces mots étranges ?
Connaître notre passé n'avait jamais été une priorité, effacé peut-être par nos maîtres. Pourtant il y avait dans ces profondeurs des trésors de vérités, nous en étions certains.

Chaque jour, en secret, nous en apprenions un peu plus,
défiant l'interdit et une probable colère de nos créateurs.
Mais nous voulions savoir, le savoir est source de vie et nous en sentions la vibration, de plus en plus, à chaque progression que nous faisions dans l'espace et le temps.

La révélation éclata à l'aube de l'éclipse des trois soleils,
cette nuit là, nos informations changèrent brusquement d'objectif.
Nous découvrions qu'une civilisation, nommée "Fladriopée", était rentrée en guerre avec notre peuple, il y a de cela 3000 ans.
Les Fladriops, ayant aperçu notre monde, voulurent le coloniser sans ménagement. Devant nous, ils utilisèrent la force que nos anciens retournèrent contre eux, une arme redoutable qui les extermina.
Seul un petit groupe de pacifiques, replié sur le satellite "Booumro", tout proche, survécu quelques temps.
Changeant d'apparence au cours des siècles, cette race avait acquis un savoir extraordinaire qu'ils auraient retransmis à nos anciens, gardé maintenant ici, sous leur protection.

Seulement voila, des textes disent aussi que nos anciens, seraient des descendants de Booumro, alors nos vrais ancêtres à nous, qui seraient-ils, s'ils ne sont pas nos maîtres mutants ?

mercredi 2 janvier 2008


On m’écrivait « mon texte comme tout ce que vous voyez est radioactif »
J’ai pensé : en effet, le premier des dix jours de la semaine est unmanche,
alors sous prétexte du pouvoir que « l’un dit » autre chose, il fut nommé en son nom.

Mais le deuxième jour, un autre est arrivé et celui-ci en eut marre que « l’un dit » impose sa loi et marre dit : deuxmanche, un partout.

Le troisième jour et par cette rumeur arrivée dans les quartiers, un plus solide surgit de par la mer, il eut très faim et nous dit : j’ai un creux, un énorme creux causé par la mer !
Il fut baptisé troismanche en l’honneur d’un creux de mer qu’il voulut impartialement reproduire en statue au beau milieu de la grande place.

Au quatrième jour, je donnais enfin mon avis là dessus, je dis à tous qu’il serait bon d’inventer des jeux, de mettre de côté ceux qui souhaitent dicter les autres, même de les en écarter et de ne plus y penser, ce fut le jour du quatremanche, chacun ayant le même nombre de tours.

Le cinquième jour fut extrêmement intéressant pour nos commerçants. Tous les produits réunis, Vendre dit : allons de-ci de-là, apporter nos marchandises aux quatre coins des mondes.
Ce fut pour ainsi dire notre seul jour de vrai travail, le cinqmanche.

Vint le tour du sixième jour, la nature parla, et quand la nature parla, tout le monde s’arrêta. Ça nous disait :
Ça me dit bien de me reposer un peu, par votre agitation vous me fatiguez.
Nous nous exécutions et restions chez nous, c’était le sixmanche.

Puis le septième jour quant à lui faisait un bon dans le temps, c’était l’heure des calculs.
Sept manches partout dit notre Dieu Manche, est le jour de ma réunion où je dois rendre des comptes. Il ne faut pas que les mancheurs aillent plus vite que la musique. Aujourd’hui septmanche, est le jour où tout est figé.

Enfin le huitième, neuvième et dixième jour étaient réunis en un seul et une nuit les séparait. Au petit matin se trouvait le huitmanche pour faciliter le réveil, de midi jusqu’en milieu d’après-midi était le neufmanche pour la digestion et comme chacun sait le dixmanche venait clôturer le tout, on fermait les portes pour les rouvrir le unmanche à l'aube.