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mardi 22 mai 2007


Colonne de marbre
sur nuit blanche
proche du divan
aux regards des étoiles
s'offrant délacée
sur ta nuque le souffle
frisson volupté
Du verre de sang rassasiée
succube ennivrée, exposée
d'une phalange effleurée


court la perle
déferlante de vagues
ascension mystique
divine ensorceleuse
lueur douce tamisée
projète les formes
de tes pieds léchés
attendent ces incubes
rampants d'une ferveur
passionés ils sont
ardeur d'états d'âme
fusionnels exploités
déesse ils te servent
de ton choix se languissent
cette nuit celui qui
d'une dernière etreinte
mourira pour toi



samedi 12 mai 2007


Je me dirigeais vers ce banc, prés de la statue Brassens
et prenais place, un peu, au milieu de ce parc, désert.
Mon instrument sur les genoux, j'entamais les airs mélodieux,
faisant vibrer de mes doigts, les cordes de ma gratte enflammée.
Chaque note, chaque air, si pur, si harmonieux
faisait danser les feuilles mortes, dans des tourbillons de vie
Chut !!! quelqu'un passe.
_ Excusez moi, je joue faux...
Et quand le malheureux fut partit, au départ d'une chanson
toutes les feuilles se remettaient debout et danser encore.
Et puis au bout de l'allée, mon ami arriva,
entraînant, l'averse et la pluie,
de ses rythmes endiablés d'harmonica.
Sur et autour de lui, les gouttes d'eau sautaient
dans des farandoles de joie.
D'un chaleureux salut, il s'assit lui aussi, trempé d'extase
et avec moi, entamions les airs de la belle nature.
D'un magique élan commun, et sous nos mélodies effrénées,
les feuilles au contact de l'eau, tourbillonnaient de joie et d'envie,
de ce formidable spectacle, nous jouions de plus belle.
C'est alors que chaque goutte prirent les feuilles sous leurs ailes,
les entraînant vers le haut et les déposèrent délicatement
sur chaque branche d'arbre dévêtu.
Le bonheur procuré s'amplifiait au regard de ces feuilles jaunies,
redevenant vertes par le contact de leur vie d'avant retrouvée.
Et nous, un sourire bêta aux lèvres,
parcourions les natures mortes,
et au fil de nos notes, par les routes vagabondes,
redonnions joie en ce qui était éteint.

samedi 5 mai 2007





Jamais, James met d'écharpe
pourtant par tous temps
il neige... n'ai-je pas vu à travers les vitres teintées
le marchand de glaces sonner le glas
et appeler la foudre, les fous de poudre
faire grincer leurs ongles sur le tableau
attendre la limousine tout en dégustant du caviar bon marché
et avant d'y grimper, marcher dans les excréments des enfants
qui promenés en laisse, se laissent guidés dans le monde déglingué que leur offrent leurs aînés.

Et ils peuvent, pleurent et se heurtent à la manif
se frayant un passage jusqu'à la scène
débrayés qu'ils sont, ces vulgaires clowns du showbiz
musique à faire, à taire et dans l'air, se dévoilent
leurs suspensions à retardement, jouant à coté
tel des Syd Barrett dans l'art de la gloire
je frôle la compréhension avec tension
et ramasse un autographe perdu là, par l'agitation des gus

l
l
l
l
l
L'entracte fut longue, je crois m'enivrer des phrases à dire
des ronds qui s'enchaînent, perdant l'équilibre
sur mon estrade, je vois, revois et perçois
les milliers d'yeux qui s'affolent
la pluie mitraille la tribune depuis des lustres
et le même air sur scène et leurs visages
toujours les mêmes gestes avec un zeste de panache en plus
trois grattes et un pianiste plantent le décor
je sors, me rafraîchir, dans le frais, réfléchir
et chanter cet air dans ma tête
"Strawberry Fields Forever"

Le concert marque dans le temps
toujours là depuis l'an dernier
leurs doigts ne brûlent pas
comment jouer si longtemps ?
Tel des automates à la sauce tomate
je les mate ne jamais finir un morceau
la mort dans un sceau, retourné sur le sable et s'envoler
téléphone-moi, appelle moi, me sortir de là
la grotte est immense, l'écho interminable
le petit train passe ramener encore et toujours plus de monde
le parfum s'emploie a éradiquer la mélancolie
et transformer face terne en sourire inerte, crispant les mâchoires
a jamais, James le film ne s'éteint
et ceux qui n'ont plus de jus tombent comme des ballons sans hélium
Tu payes, tu restes, même si ça ne finit jamais
tu as voulu venir, revenir et te souvenir
comment c'était avant, un moulin à vent
dérobé sous leurs chaussures pointues
eux les lutins, sacrés farceurs !


mardi 1 mai 2007